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NOYAUX DES LAMES ÉLECTRIQUES

l'œil est encore plus distrait. Dès lors on comprend aisément comment Kôlliker, Max Schiiltze et Franz Boll dans son premier travail, celui qui a précédé mes propres recherches, ont pu, je dirai même ont dû s'y tromper.

Employons pour cette analyse un objectif encore plus puissant, par exemple le n° 12 à immersion de Harlnacket Prazmowski, avec leur oculaire 3. Malgré la difficulté de la mise au point, qui exige une grande habitude ou des appareils spéciatix*, l'observation sera plus facile; on ne sera plus tenté de confondre la ponctuation spéciale des rameaux terminaux avec les granulations sous-jacentes; enfin, et c'est pour cela surtout que ce grossissement sera nécessaire, on reconnaîtra la véritable forme de l'arborisation terminale. Mais, comme après l'action de l'acide osmique cette arborisation est moins nette que sur des lames fraîches enlevées à Tanimal vivant, il convient d'en renvoyer la description pour le moment où nous étudierons les lames de l'organe électrique sans addition d'aucun réactif.

Avant d'aller plus loin, je dois vous parler des gros noyaux qui sont situés au-dessous de l'arborisation terminale. Ces noyaux (voy. r, PI. IV) sont sphériques et possèdent un double contour. Ils ont presque tous le même diamètre; quelques-uns seulement sont un peu plus petits que les autres. Leur groupement est irrégulicr ; souvent on en observe deux, trois, quatre, qui sont assez voisins, tandis que les autres sont beaucoup plus éloignés; quelquefois il y en a deux qui se touchent ; en un mot, ils ne présentent pas une distribution régulière qui rappelle en quoi que ce soit les noyaux d'un pavé épithélial.

Ces noyaux possèdent le plus souvent un seul nucléole,

* Voir : Traité technique (Thistoîogie, p. 12.

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ijiietquerois ils eu onl deux, llsconlicuncntdesgrauulations i|iie l'acide osmiquu il noireios comme si elle^ étaient Je nalure graisseuse; le nucléole est du reste aussi colore en liniu pur le niùuie rtîactir. Le double contour qui les limile est parfaitement net. Quelques-uns, et ecei est un point important, paraissent simplement plongés dans la substance granuleuse fondamentale; d'aull'os sont entourés d'une xone claire, <[ui pourrait faire croire à. l'existence d'une cellule. Cette zone est variable d'étendue et de forme; le plus souvent elle rst tout h fait circulaire, et alors elle est tantiU r^oncetitrique, tantôt excentrique au noyau qui y est compris; d'autres fois elle est fusiformc. Je vous donnerai l'explication de ces divers aspects lorsque nous en aurons fait l'élude à l'aide d'autres métbodes. Cependant je TOUS dirai par avance que la zone claire qui parfois se forme autour desnoyaiixest dueà un retrait de la substance qui tes entoure.

Je devrais maintenant, pour continuer cette description dans l'onlre que j'ai adopté, c'est-à-dire jiar plans successif», poursuivre l'élude de la lamelle nerveuse terminale; mais il est nécessaire que je vous renseigne d'abord sur la texture delà lame électrique tout entière. Il est en effet impossible d'aborder l'aniiljse de l'arborisalion terminale si l'on ne s'est pas rendu com|jle auparavant de la superposition, et je dirai même du nombre des couches que possède celte lame.

Je vous ai dit (voy. p. !)4 et 9."») que Remak, en examinant des lames électriques repliées, fui conduit à admettre que ces lamessont formées de deux coucbes distinctes : l'une nerveuse ventrale, l'autre vitrée ou dorsale, Kôlliker alla plus loin; il parvint à séparer l'une de l'autre une lamelle nerveuse ou ventrale et une lamelle supérieure correspondant à la lame vitrée de Ucmak et qu'il considéra comme étant de

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