STROCTITRE DES LAMES ÉLECTRIQUES
nature conjonctive. Max Schuitze admit aussi que la lame électrique est formée de deux couches, mais il ne réussit pas à les isoler et soutint que cela était impossible. Nous avons vu que pour cet auteur la partie dorsale ne serait pas constituée par du tissu conjonctif, comme Kôlliker l'avait dit, mais par un tissu spécial.
Dans ces derniers temps, Giaccio, ayant observé dans la lame vitrée de Remak de petiles*fibres de tissu conjonctif, est revenu à l'opinion de Kôlliker et a soutenu de nouveau que la portion dorsale de la lame électrique est de nature conjonctive. C'est donc là une question sur laquelle la science n'est pas fixée, et je dois dire que, si l'on a généralement reconnu dans la lame électrique l'existence de deux couches, on ignore encore la nature de la couche dorsale. Il est donc nécessaire de reprendre ce sujet à nouveau.
Je vous ferai remarquer d'abord que, si Kôlliker a séparé deux couches dans la lame électrique, il l'a dû au hasard. En effet, en isolant les lames les unes des autres, il s'en est trouvé quelques-unes où l'une des deux couches dépassait l'autre dans une certaine étendue. C'est aussi par hasard que F. Boll a réussi cette dissociation après l'action de l'acide osmique. Mais il ne faut pas compter sur le hasard, et c'est pour cela que j'ai cherché une méthode précise, donnant un succès constant. J'y ai réussi, et les résultais que j'ai obtenus sont d'une grande importance pour la connaissance exacte de la lame électrique. La patience que vous avez mise à me suivre dans ces recherches minutieuses m'est un garant que ces faits nouveaux exciteront votre intérêt autant qu'ils ont excité le mien.
Les lames électriques, isolées après avoir été soumises à l'action de l'acide osmique, sont placées dans l'alcool au
1S<I ORGASH f-LECTRIUlK lit LA TonriU-E. ^^B
tiei-s, où on peut ka conserver longlamps sans qu'elles subissent d'allM-alion. Ajaulcboisi une de ecs lames, el l'ayaol Hisposck; sur une plaque de verre, la fane ventrale en haut, je t'élenils avec les doigts par la méthode de la dcnù-dessiccation. Je vous ferai remarquer que c'est au procédé i!e l'injection interstitielle que je dois l'avanlage d'obtenir ces lames dans une étendue suffisante pour qu'il soit possible de recourir à ce moyen d'extension. La pbiquc de verre sur liiquelle la l;imc électrique est ainsi fixée étant placée dans un baquet contenant de l'alcool â ^6°, je touche à plusieurs reprises la surface de celle lame avec un pinceau dirigé verticalement, cl cela d'aiitanl plus fort et d'autant plus longtemps que je veux obtenir un résultat plus complet; mais quelques coups de pinceau suffisent généralement pour atteindre le but que l'on se propose. La plaque de veiTC est alors mise dans l'eau, où il faut se j;arder do la laisser longtemps, parce que In lame électrique se délacber;tit. Quand elle en est retirée, la préparation est recouverte d'une lamelle el dis|Mtsée sous le microscîopc.
En l'examinant (voy. PI. V, fig. î), vous constaterex qiio le pinceau a fait éprouver à la lame électrique des perles de substance plus ou moins considérables au niveau des quelles vous allez observer des détails inléressanls i-elalivemcnl à la texture et même à la structure fine de cctie lame. Noions d'aboi-d que le pinceau n'a pas agi également sur Ions les points; il en lsI (a) où la lame est restée inlaclc ; dans d'aulrcs, sa portion supcrliciellc a été enlevée, et la surface dégagée est grisâlre, poncluée (6); ailleurs, cette couche elle-même a disparu, et il reste seulement quelques fibres fines enlrc-croiséos (c). Un esamen attentif avec un objectif puissant à grand angle d'ouverture, pcrnicl de distinguer ces mêmes libres au-dessous dos autres couches dans toute l'élcmlue de la |ircparalion. Enfin, il y a aussi