‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 126 sur 179 · ANALYSE DES DIFFÉRENTES COUCHES DE U LAME ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

ANALYSE DES DIFFÉRENTES COUCHES DE U LAME ÉLECTRIQUE

des régions où, la couche granuleuse ponctuée ayant été enlevée, on reconnaît qu'il est resté une lamelle extrêmement mince [d) au-dessus des fibres fines. Ces régions ont en effet une teinte grise bien différente de la transparence de celles où il n'a persisté que les fibres connectives. Notons un dernier fait : dans un assez grand nombre de points, une portion de la lame superficielle qui porte le réseau nerveux a été détachée et retournée par le pinceau comme un pan d'étoffe (r) ; sur le profil de ce pli {é) se distinguent, disposés perpendiculairement à sa surface, des bâtonnets qui, par leur aspect et leur disposition, rappellent les cils vibratiles.

Ce premier examen nous conduit à admettre que dans une lame de l'organe électrique il y a quatre couches distinctes :

1° Une première couche, que j'appellerai lamelle nerveuse^ divisée elle-même en deux portions : la superficielle formée par l'arborisation terminale, la profonde par les bâtonnets correspondant aux palissades de Remàk, ou à la ponctuation de Boll. J'appellerai ces bâtonnets cils électriques.

Cette seule observation vous montre combien la technique en histologie est chose importante, puisque à l'aide d'un simple tour de main il m'est possible de vous faire distinguer, complètement séparées les unes des autres, des parties sur l'exislence même desquelles il restait encore des doutes. L'examen attentif des cils électriques sur le profil du pan retourné de la lamelle nerveuse nous fait reconnaître que ces éléments y sont disposés régulièrement et à des distances égales.

2** Une seconde couche, couche intermédiaire j que nous diviserons également en deux portions : la superficielle ou ventrale, présentant un granulé fin qui correspond à l'empreinte des cils électriques; l'autre profonde, plus gros-

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sièrement granulée, rCDrormaat dans son sein les noyaux

de la Inme électrique.

3° La troisième couche, anhislc et d'une grande minceur, siluée immédiatement au-des<so«s de la priict-denle, doil ôlrc désignéi! sous le nom de lamelle dorsale.

i" La quntrièmc couche, couche connective, n'appartient pas à la lame êkTirii|ue proprement dite. Elle est conslitutic par des filircs de lis«u conjonctif très-grôles qui s'enlre-croisent de manière à former un treillis résistant. Ce treillis est destiné sans doute à soutenir la lame électrique, dont les parties extrâniemeiil délicates et molles seraient exposées, sans cet appui, à sa déranger sous l'inHaence du plus léger traumatisme.

l^'aualyse que je viens de faire me dispense de toute critique; les faits que je vous ai décrits, et que vous pourrti constater vous-mêmes sur la préparation disposée sous vos yeu\, sont tellement nets qu'il est maintenant parfailemenl inutile de discuter les opinions des divers auleurs qui se sont occupés de ce sujet.

Je passe à l'examen des résultais fournis par les coupes transversales di's lames électriques. Pour les faire, je vous conseille le procédé suivant : Un fnigmentdel'orfiaue, dans lequel on a pratiqué une injection inlerstitielle d'at-ide osmiquc, est placé dans une solution de bichromale d'ammoniiiqiie à 2 pour 100. Il peut y être conservé pendant plusieurs mois et même pendant plusieurs années, mais il n'y ae<|uicrt jamais une consistance sndisante, et dès lors il est nécessaire de le traiter encore par la gomine et l'alcool (voy. t. I, p. 01).

Les coupes seront pratiquées parallèlement à l'axe des prismes. Malgi'é cela, toutes les lames ne seront pas

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