‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 141 sur 179 · PARTIES ÉLASTIQUES ET CONTRACTILES DU FAISCEAU PROUTIF. S · texte numérisé non relu

PARTIES ÉLASTIQUES ET CONTRACTILES DU FAISCEAU PROUTIF. S

et VOUS constaterez qu'entre les deux espèces de disques il y a une grande différence de hauteur. Dans la préparation das faisceaux contractés et tendus, au contraire, les disques épais ont diminué de longueur, tandis que les disques minces sont devenus beaucoup plus longs, à tel point qu'il est parfois difficile de les distinguer les uns des autres.

Cette observation nous conduit à reconnaître dans les faisceaux musculaires des parties qui, au momentde la contraction, diminuent de longueur, ce sont les parties contractiles proprement dites (disques épais), ^tandis que d'autres, au contraire, sont susceptibles d'augmenter de longueur, ce sont des parties élastiques (disques minces et espaces clairs).

Dans le mécanisme de la contraction, ces parties élastiques sont destinées à régulariser le mouvement et à assumer l'utilisation d'une plus grande partie de la force dégagée. C'est pour cela que, dans les muscles à travail lent et continu, comme les muscles rouges du lapin et les muscles de la tortue, elles sont plus accusées que dans les muscles blancs. La contraction exerce son premier effet sur ces parties qui cèdent et se distendent, et qui ensuite, revenant sur elles-mêmes, restituent la force qui les avait distendues et assurent ainsi l'exécution d'un mouvement moins rapide, mais plus soutenu que celui des muscles blancs.

Quant à la substance contractile du faisceau, nous devons nous demander pourquoi elle est fragmentée en un aussi grand nombre de disques, et pourquoi chez les insectes cette fragmentation est encore augmentée par la division du disque épais en plusieurs disques accessoires. Il semblerait au premier abord que le même résultat eût été atteint par la juxtaposition dans un faisceau musculaire d'une seule portion contractile unie à une seule portion élastique. Les conditions physiques seraient à peu près les mêmes, il est

TEnmNAison hks nerfs daiïs lés wdscles stmIîs.

sur les miiscles de la loptue qu'il faut o[H'rLT pour avoir IfS rt'-sullals Us pins frappiitits.

Voici comini'nt II conweni de procriler. Chez un lapin, découvrons le Hemi-lciidiiieux, puis, aprî's ato<r disposé la palle de manière que le muscle se trouve en cxliînsiim. prati(|iions-y au moyen de la seringue Iiypodi-rmiquc une jnjecliou inlerslilietle d'acide osmique à 2 pour 100. Quelques minutes après, le muscle «cra dclaclit^ el porté tlans l'eau ; la partie inée p»r l'ncid'' osmiigue sera ri^nioiiiiis^able à »a couleur liriinc, et, aimme les faisceaux aufont élé écarlès les uns des autres par rinj<K:lion, il sera facile de les isoler et di- les monter en prëparation.

DtSnudons maintenant de la niêmefa(,'on lu muscle demitt'ndineux du côté opposé dans toute sa longueur. Fixonsà son extrémité snpcrienre un fil métallique mis en communication avec l'un des éleci rodes d'une bubi ne d'induction; allacbons l'extrémité de l'aulre élrclrode atilour de ta tm'C de la canule enlièremi-nl miMalli<|uc de In s('rin<^iie chargée de la solution d'acide osmique, et enfonçons c^tte canule dans l'autre extrémité du demi-tendineux. Cela fait, disposons la patte de manière à mainlenir ce muscle en extension, et, en même temps que nous établissons le courant, injectons l'acide osmique dans le muscle. Ses faisceaux seront immédiatement lixcs; ilsserontensuitepréjtaréscomme je vous l'ai dit il y a un instant.

Ijjs deux muscles demi-tcndinoux du lapin nous fournissent ainsi des faisceaux musculaires qui ïe sont trouvés dans les mêmes conditions, sauf une seule, celle dont nous voulons déterminer l'influence ; ils seront donc exactement comparables. J'ai disposé devant vous deux préparations. Dans l'une d'elles, vous observerez les ['aisccaui du demitendineux tendii et non (umlracté; vous y reconnaîtra les disques épais, les disijues minces et les espaces clairs.

MODE D'ACTION Dl^ NERF SUR LE >IISCLE. 257

excite directement. En montrant ainsi que les tissus ont une vie individuelle, indépendante jusqu'à un certain point du reste de l'organisme, Haller fit faire à la physiologie un immense progrès. Toutefois, la question spéciale de savoir si les muscles sont susceptibles de se contracter en dehors de toute participation du système nerveux est restée en discussion jusque dans ces derniers temps.

Je vous ferai remarquer d'abord que Tirritabilité, c'est-àdire cette réaction motrice d'un élément ou d'un tissu sous l'influence d'un excitant, comprend deux propriétés distinctes, la sensibilité et la motricité.

Par exemble, lorsqu'une cellule lymphatique, sous l'influence d'une irritation quelconque, présente des mouvements amiboïdes, c'est qu'elle a été impressionnée; elle jouit donc de la sensibilité. Considérons maintenant un faisceau primitif et l'appareil nerveux qui lui correspond ; nous devons nous demander si les fonctions que nous trouvons confondues dans la cellule lymphatique n'y seraient pas séparées, la sensibilité appartenant seulement au nerf, tandis que le muscle en serait dépourvu. En un mot, lorsque par l'excitation directe de la fibre musculaire nous y déterminons un mouvement, ce mouvement est-il la réaction de la sensibilité de la substance musculaire elle-même, ou n'est'il pas produit par des expansions de la fibre nerveuse qui y ari'ive, de sorte que ce serait en dernière analyse l'élément nerveux qui recevrait l'impression et commanderait le mouvement.

J. Mûller et Sticker ont essayé de résoudre la question par une expérience. lisent pratiqué la section d'un nerf mixte et Dnt constaté que, lorsque le segment périphérique de ce nerf a perdu ses propriétés, le muscle est encore excitable. D'après eux, ce fait montrerait que la fibre musculaire peut se contracter en dehors de toute influence nerveuse et éta-

Mink par mnjqocat Ta hire. ton^ a reprti ks ■ p. 371) eltM arriT«aai i

CepenHanl ces eipérteaca ne a façoo alwilnc qoe kn mneles se ( toiil« aclK'D du nerf.

Kii (ffTd, «i. ()ueh|Bes jeon après i|a'oa fa vcUmb^ gn nerf iwnihle «Toir penlu «ra pruprirlé». c'est-à-dire s'il M transmet plus au muscle les esdtalîoas qu'on lui iniprime, c'est, curame nous l'Mons établi (rov. p. 35 d t. I. p. Z^?>), parce que la conlioailè des oliadres-aus qu'il n-iifcrme est inlPrrom[iu«;. Uien ne prooTe que les tlilTéri*iit« fragmiiilft dans Icsijuels ce» cjlindrtsi-axe$ «ni cl« dlviftt^ aient penlu tuur!; propriiMês erâenlicllc», car, iiDmûlialement aprè^ la section du nerl, alors que lis â»tnenls du segment [jériphèrique sont di^ji séparés de l«ur cenLru, ce Rcgmenl est vrimre excitable; il cunsL-rve milite ses propri^U^ pendant (|uarante-huit heures, comine on Ip recoiinuil aux uiouveruents que, sous t'influence d'une e\cw Lition, il (Irlerniinp d;ms los niuscli's où il se rend,

Sii|i|)o.sotis maiiiltitiaiit ijiks au- dessous du point que nous uvotis d'idionl seclioniié, nous pratiquions imincdialement un<; noiiv(^tle srctioii, nou? olitlendrons ainsi un tronçon ilu nerf dans lapiel liès-ccrlainemeal les lubos ner\eui oui oonsei've leurs propriétés esscnliidlts, mais où il nous esl ini|iossilile de les voir se iiiiinilesler, parce que ce segineiil n'séqué n'est plus en rai>poi'l av(!c les inusiles. Cliaijue Irongon des ejlindres-axes du se-iiiient périphérique d'an nerf seelioinié [xitirrait donc avoir conservé ses propriél-'S csseuliellcs, alors que les altérations dites dégénéralives rf seraient produites.

Dès lors le ilernier tronçon du cUliidre-axcd'iin tube nerveux moteur dégénéré, celui qui est on rapport intime aïtc

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