LÉZARD. — ÉTUDE AU MOYEN DES ACIDES DILUÉS
en excepter Trinchese*, qui, dans ses recherches sur le muscle abaisseur de la mâchoire de la torpille, a parfaitement reconnu, au moyen de Tacide chlorhydrique à 1 pour 1000, que c'est la gaine de Henle qui se continue avec le sarcolemme. Il a vu en outre le cylindre-axe se diviser à la surface du muscle en une série de fibres contenues dans autant de canaux. Je n'ai jamais pu retrouver dans les muscles du lézard rien d'analogue au singulier dessin que Trinchese donne dans son mémoire, et je n'ai pas eu l'occasion de vérifier ses obstTvalions sur le muscle qu'it a employé pour ses recherches. Quoi qu'il en soit, cet histologiste n'en est pas moins le premier qui ait dit nettement que c'est avec la gaîne de Henle que se continue le sarcolemme.
Au delà du renflement terminal du tube à myéline, nous ne voyons guère à l'aide de cette méthode que des noyaux ratatinés plongés dans une substance granuleuse. Ces noyaux sont loin d'avoir la forme que leur donnent les auteurs dans les dessins qu'ils ont faits d'après des préparations obtenues à l'aide de l'acide chlorhydrique à 1 pour 1000; ils les représentent arrondis ou ovalaires, parce qu'ils savent que telle est leur fornne normale; mais en réalité, après le traitement par les acides, ils sont rétrécis et anguleux.
Si nous observons maintenant une fibre nerveuse atteignant le faisceau primitif à sa partie supérieure et dont la terminaison se présente par conséquent de face, nous remarquerons sur ce faisceau, autour du point d'arrivée deia fibre nerveuse, une série de corps irréguliers qui correspondent à des noyaux; ils sont généralement au nombre de
• Trinchese, Mémoire sur la terminaison périphérique des nerfs moteurs dans la série animale^ Journal de Tanotomic et de la physiologie, t. ]V, 1867, p. 485.
984 TEliVIK.VIStW DES KEKTS DVNS LES MUSCLES STftl&î. quiniii ou vingt chez le lézard, G'csl lii tout eu que l'on peut distinguer.
Eu résumé, la méthode de l'acide dilorliydi-îquL' i-sl boniii: pour étahlir l'existence des Doyaux, et [Jour démontrer que le sarcolemmc se contiuuc avec la gaine de Heiile; mais, i-elativemunt à ta structure (ine de la terminaison du nerf, elle ne nous révèle rien, C'ast la raison pour laquelle Rouget, ne pouvant distini^uei* aucun déLiil dans cette terminaison, et voyant le ejlindre-axe s'y perdre, a cru qu'elle était simplement constituée jiar une plaque ï^'appliquant à la surface de la substance striée. Le nom de plaqtie, qu'il a employé le premier, est resté; quant a sa description, elle doit âlre l'ejetée, comme vous le reconnaîtrez bientôt en csacninunt îles pri^paratioiis faites par d'aulres méthodes.
Continuant à suivre l'ordre historique que nous avons adopté, nous arrivons na procédé de Oolmlieim. l'our l'appliquer, il est essentiel de se pourvoir d'avance de plusieurs réactifs. En iircmiiT lieu, il faut se procurer du sérum de lézard. A cel eflet, après avoii' coupé la lêlc à l'animal, on recueille son sang dans un verre de montre; lorsque le caillot se rétracte, il s'en sé[iare deux ou trois gouttes de sérum, ce qui suffit amplemenl. I) est nécessaire, en outre, d'avoir préparé une solution de nitrate d'argent à '2 pour 1000, une solution d'acide acétique à 1 pour 100, dl> l'eau distillée, et enfin un liquide conservateur compose de parties égales d'eau et de glycérine. Muni de tous ces réactifs, voici comment il faut opérer.
Après avoir dénudé la cuisse du lézard, on enlève d'un coup de cisi-atix la couche su]icrficielli' du muscle triceps avec son aponévi-nse d'enveloppe, poiii- n'élre pas gènes