‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 152 sur 179 · LÉZARD. — ÉTUOK AU MOYEN DU NITRATE D'ARGENT · texte numérisé non relu

LÉZARD. — ÉTUOK AU MOYEN DU NITRATE D'ARGENT

par celle dernière. Puis, avec des ciseaux courbes bien Iranchants, on détache de petits fragments de ce muscle et on les porte sur une lame de verre dans une goutte de sérum pour les y dissocier. La dissociation, qui doit être faite avec beaucoup de ménagemenl, est favorisée par la disposition spéciale des fibres nerveuses dans les muscles de la cuisse. En effet, la plupart de ces fibres, y par- * courant un long trajet depuis le point où elles quittent la branche nerveuse à laquelle elles appartiennent jusqu'à celui où elles pénètrent dans le faisceau primitif, sont déjà séparées de leurs connexions mutuelles dans le petit fragment du muscle qui a été enlevé avec les ciseaux. Il en résulte que chacune d'elles adhère seulement au faisceau primitif auquel elle se rend, et que celui-ci pourra être écarté des autres et isolé sans qu'il se produise aucun tiraillement et par conséquent aucune altération au niveau de l'éminence terminale.

 la suite de cette dissociation ménagée, les fragments de muscle sont portés sous le microscope et examinés à un faible grossissement, dans le but de reconnaître s'ils possèdent des terminaisons nerveuses. Dans le cas où ils en présentent, on les place dans un verre de montre contenant 1 ou 2 centimètres cubes de la solution de nitrate d'argent à 2 pour 1000. Au bout de dix à vingt secondes, on les enlève, on les porte dans une soucoupe remplie d'eau distillée et on les expose à la lumière du jour et, si c'est possible, directement au soleil. Lorsqu'ils y sont devenus bruns ou noirs, on les plonge dans la solution d'acide acétique à 1 pour 100. Ces faisceaux, qui s'étaient ratatinés sous l'influence du nitrate d'argent, se gonflent dans l'acide acétique et reprennent leur dimension première. Au moment où ils sont revenus à une forme régulièrement cylindrique, on les retire de l'acide et on les met sur la

58* TEUHLIAIStri DES SKRFS D\.VS LES MUSaES STRIÉS, quinze ou vingt ciicï le Iciard. C'est là toul ce que l'on peut distinguer.

En résumé, h méthode de l'acide ehlorliydrique est bonne pour établir l'exisLence des noyaux, et pour démontrer que le sarcolemmc se continue avec la gaiae de Ilenle; mais, relativement ù la structure line de la terminaison du tierf, elle ne nous révèle rien. C'est la raison pour hti[uclle llouget, ne pouvant distinguer aucun détail duiis celle lermiiiaison, el voyant le cylindre-axe s'y perdre, >i cru qu'elle était simplement constituée par une plaque s'appliquant S\ la surface de la substance striée. Le iioni de plaque, qu'il a employé le premier, est resté; quant à sa description, elle doit être rejetée, comme vous li? nv connaîtrez bienlât en evanfilnant des préparations failcâ par d'autres méthodes. ^M

Continuant à suivre l'ordre historique que nous avons adopté, nous arrivons au procédé de Colinheim. Pour l'appliquer, il est essentiel de se pourvoir d'avance de plusieurs réactifs. En premier lieu, il faut se procurer du sérum de lézard. A cet effet, après avoir coupé la télc à l'animal, on recueille son sang dans un verre de montre; lorsque le caillot se rétracte, il s"en sépare deux ou trois gouttes de sérum, ce qui suffit amplement. Il est nécessaire, en outre, d'avoir préparé une solution de nitrate d'argent à 2 pour 1000, une solution d'acide acétique à \ pour 100, dfe l'eau distillée, et enfin un liquide conservateur composé de parties égales d'eau et de glycérine. Muni de tous ces réactifs, voici comment il faut opérer.

Après avoir dénudé la cuisse du lézard, on enlève d'un coup de cis4;aux la couche su|wrficielle du muscle triceps avec son aponévrose d'enveloppe, pour n'être pas gênés

Page 1