‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 153 sur 179 · LÉZARI). — ÉTUDE AU MOYEN DU NITRATE D'ARGENT · texte numérisé non relu

LÉZARI). — ÉTUDE AU MOYEN DU NITRATE D'ARGENT

Sur une préparation faite à l'aide de ce procédé compliqué, et lorsqu'elle est bien réussie, les faisceaux musculaires colorés en brun montrent une striation transversale simple et serrée, comme ils la présentent en général lorsqu'ils sont revenus sur eux-mêmes. En certains points de leur surface, on remarque des images incolores qui correspondent à des corps cellulaires. Lorsque la terminaison se présente de face, on voit le tube nerveux réservé en blanc se séparer en deux rameaux qui se divisent à leur tour et se subdivisent, de manière à former une arborisation plus ou moins complète réservée en blanc sur le fond brun. C'est en observant cette arborisation, obtenue par Gohnheim au moyen du procédé que je viens de décrire, que Kùhne a été conduit à admettre que la plaque motrice a une constitution analogue à celle qui avait été décrite et figurée par Krause.

Discutons maintenant la valeur des résultats fournis par cette méthode. L'image qu'elle donne sur le faisceau musculaire au jniveaude la terminaison nerveuse peut être considérée comme une image négative. Si elle correspond à certains objets et si elle en montre la disposition, c'est seulement parce qu'au dessous de ces objets la substance striée n'a pas été colorée. En d'autres termes, le dessin que nous observons est du même genre que celui qui se produirait sur un papier sensible, exposé à la lumière après que l'on aurait disposé à sa surface des objets divei's. Lorsque la lumière aurait exercé son action, on trouverait sur le papier des parties réservées correspondant à la place occupée par ces objets. Il est évident que l'on n'obtiendrait pas ainsi la forme des objets eux-mêmes, mais simplement celle de la place protégée par eux. Il en est de même pour les préparations de la terminaison des nerfs dans les muscles faites au moyen du nitrate d'argent; le dessin qu'elles nous

•2KU TKKMLNilSO.N DES NMlFS D\SS LES «USCLKS STRIÉS. ^™ lame de verre, dans une goutte du iiii-laiigi^ d'eau et de gljctîrine.

La tcrminaisou nerveuse ne se faisanl (jue sur une parlîe du jtourtour de la hbre, îl faul, puur <iu'elle soit acctissible à l'observation, qu'elle se préseiUe du Uin cfll*i, soil de profil, soit de Tace. Aussi doit-on l'iiiie un premier exauien à un faible grossissement pour reconnaître ([ueile vst sa position, et, si elle n'est pas favorable, agir au moyen des aiguilles sur lel'aisceau primitif, pour le retourner jusqu'à ce que le point où jiénètre le nerf se montre convenahlenwMll. Cette manipulation se l'ail mieux dans le mi^lange d'eau et de glycérine que dans l'eau pure; grâce à la viscosité de la glycérine, les parties s'y déplacent plus lentement et su maintiennent dans la position qiron leur donne avec les aiguilles, l'uis on recouvre d'une lamelle que l'on soutient au moyen de cales do papier ou de moelle de sureau.

Tons les détails de ce procédé, dont la description a pu xous paraître un peu longue, e^ont indispensables à la réuasiLe. L'emploi du sérum est nécL-ssaire pour exécuter la dissociation sans que le faisceau primitif soit altéré. Le séjour dans le nitrate d'argent doit être très-couri, parce que l'on se propose de colorer seulement la surface du faisceau; il faut donc que le réactif ne pénètre que dans sa portion superlieicUe; autrement il deviendrait complètement noir, et il serait impossible d'y rien reconnaître. La durée du séjour dans l'acide acétique doit varier avec celle de l'immersion dans le nitrate d'argent; en effet, plus l'action de ce dernier réactif aura été considérable, plus il faudra de temps pour que l'acide acétique produise son effet. Cependant i) ne faut pas le faire agir top longlem|)s; dès que le faisceau primitif a repris à peu près sa forme, il doit être relire de la solution acide et placé dans la glycérine.

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Tarborisation nerveuse soit appliquée directement à sa surface, ou qu'elle en soit séparée par une membrane transparente et mince comme le sarcolemme, elle n'en laissera ni plus ni moins son image réservée sur la substance musculaire, et cette image se verra, soit à travers le sarcolemme lorsque celui-ci recouvre le faisceau musculaire, soit directement, aux points où ce faisceau est dénudé. Reprenons notre comparaison avec un papier sensible à l'action de la lumière : Timage des objets disposés sur ce papier s'y produira également si on les y place directement ou si on les en sépare au moyen d'une lame de verre.

ItARVlLB, SYST. NEliV., T. II. 10

21i8 TF.UMINAISON DES NKIU'S [).\NS LES MUSCLES .sTIllf.S. ^^ montrent esl seulement celui des légions prolt^gées couivv. le sel métallique. Elles n'en sont pas moins intéressantes et instructives; en errel, i) faut bien qu'il y ait à la siiiTact! du faisceau musculaire quelque chose qui produise celle ramifîcation compliquée. L'attention des observateurs ayaul été éveillée, ils ont cherché à reproduire an moyen d'autres méthodes des images analogues, et les résultais combinés de ces diiTérentes rocherclies ont pris les caractt-iTS d« la certitude.

Cependant la méthode de Pargent ne saurait pîrmetirc de déterminer si les extrémités libres, ces sortes de bourgeons ou de pointes que dessine le réactif, sont les véritables terminaisons, ou s'il en existe d'autres. Il serait possible en effet que les fibres nerveuses conlinuassent au delà, dans la profondeur de la substance musculaire, et que dès lors le de.ssin n'en préscnlât aucune Irace, puisqu'il correspond seulement à ce qui se trouve à la superficie du faisceau.

En second lieu, cette méllioile ne nous montre pas si le* terminaisons nerveuses ainsi dessinées sont au-dessus ou au-dessous du sarcolemme. Cohnheim avait cru, il esl vrai, trouver dans sos préparations la preuve que la membrane du faisceau primitif recouvre ces terminaisons. Parmi les nombreuses imprégnations qu'il fil, il en rencontra où, le faiscvau étant rompu à une petite dislance de réminence, la substance musculaire gonflée faisait saillie au delà du sarcolemme. Sur la portion de substance ainsi échappée et mise à nu, il voyait se continuer l'image de la terminaison nerveuse. Il en concluait que cette terminaison esl appliquée directement sur la substance siriée.

Mais, pour peu que l'on y réfléchisse, on reconnaîtra que ce n'est pas là une preuve conduanfe. En effet, ce qui st^ colore par le nitrate d'argent, c'est la substance slriée^ que

Parmi les réactifs que l'on a mis en ufage, je vous signalerai en premier lieu le chlorure d'or. Il a été appliqué de bien des manières à l'étude de la teMninaison des nerfs dans les muscles striés.

Le procédé de Gerlach, dont je vous parlerai d'abord, réussit très-rarement ; je ne vous engage pas à le suivre. Les recherches sur la terminaison des nerfs dans les muscles étant déjà par elles-mêmes longues et difficiles, il est inutile de perdre du temps à essayer un procédé qui donne des résultats aussi incertains, surtout si Von peut arrivei* beaucoup plus sûrement en employant le chlorure d'or d'une autre façon.

• Il est un autre procédé qui donne des résultais assez constants et qui a l'avantage de fournir des préparations persistantes. J'en conserve depuis plusieurs mois; on y voit encore d'une manière très-nette les arborisations terminales. Ce procédé est dû à Loewit*, qui s'en est servi pour l'étude de la terminaison dans les muscles lisses; E. Fischer' l'a employé le premier dans la recherche des terminaisons nerveuses des muscles volontaires.

Pour l'appliquer, il faut se pourvoir d'acide formique et d'une solution de chlorure d'or à 1 pour 100. On commence par préparer une solution d'acide formique au tiers (acide formique, 1 ; eau distillée, 2) ; on en met quelques centimètres cubes dans un verre de montre ; puis, enlevant au moyen des ciseaux de petits fragments de muscles contenant des nerfs, on les place dans ce mélange. Lorsqu'ils sont devenus transparents, ce qui se produit au bout d'une demi-minute à une minute, on les porte dans un second

* Loewit. Die Nerven der glaiten Muskulatur. Académie des sciences de Vienne, t. LXXI, 22 avril 1875.

* E. Fischer. Ueberdie Endigungen der Nerven im quergestreiflen Muskel der Wirbelthiere, Arch. f. uiicr. xVnat., t. XllI, 1865, p. 505.

392 TERMISAISO» IlKS HERfS DASS LES MUSCLES STRIÉS, verre de inontiu qui fontient 1 a '2 cenlimoires cubes d'une solution de i-lilorurc d'or à 1 pour 100. Ou les y laisse dit à quinze ralnules jusqu'à ce qu'ils soient devenu? jaune» dans loule leur inasiie. Ils en sont alors retirés el {ilaccs dans un pelil vase qui contient de l'acide formique au tiers. Un y sonl dinsci-vés dans un endroit coiiiplûlenient obscur pendant vingt-quatre heures; ptiis on les met, pendant vingl-quatre heures encore, dans de l'aeidc formique pur, çn IcN maintenant égalenaent r l'ubscnrilé.

Lorsqu'ils ont subi l'action de ces liiiTi^renls réactifs, la fragincnls de muscle sont portés dans l'oau distillée. On reconnaît alors qu'ils ont été diversement modifiés dans leun différentes coticlics. Lenr surface a pris tmc teinie gris jaunâtre sale, tandis que leur centre présente une cidoralinn violette. Celle coloration de la partie centrale fait présager un résultat heureux, car c'est pnxi.sémentà sa limilequc se trouvent les fibres musculaires les plus convenables pour l'élude.

Après avoir enlevé, au moyen de ciseaux fins, la couche suj)erficicllc, on détache, sous l'ean distillée et en s'aidanl surtout lie la pince cl des ciseaux, les faisceaux qui si' Irouveiil à la limite des deux couches, ou qui sonl compris à la l'ois ilans la porlion ■;riso cl dans la portion violellc. On rcciinnait que l'un a réussi lorsque, à un faible grossissement, un distingue un certain nombre d'éléganls bouquels d'un violet plus ou moins foncé, se détachanl sur \e< faisceaux musculaires incolores ou colorés en lilas. Si Ton n'en rencontre pas, il faut abandonner la préparalion el t'ii faire une nouvelle.

Lorsque l'on a lecuciUi îles faisceaux musculaires muni* de leriiiinaifions nerveuses, ces dernières sont le plus souvent di-^liosécs d'une manière peu favorable pour l'élude. Quelquefois elles sont masquées par des éléments placés au-

dessus d'elles; d'autres fois, elles occupent la face inférieure d'un faisceau.

Il est donc nécessaire de les disposer autrement. Pour cela, on laisse tombor sur les fragments musculaires une ou deux gouttes de glycérine. Puis, à l'aide des aiguilles, on opère avec beaucoup de soin et de ménagements la dissociation des parties dans lesquelles on a reconnu des arborisations terminales. De temps à autre, on porte la préparation sous le microscope, et, en l'examinant à un faible grossissement, on se rend compte du résultat obtenu. Lorsqu'on a réussi à isoler un fragment de faisceau portant un bouquet nerveux terminal, on s'assure si ce bouquet se trouve à la partie superficielle du faisceau. S'il ne s'y trouve pas, on agit avec les aiguilles, tout en laissant la préparation sur la platine du microscope, de manière à faire rouler le faisceau sur lui-même jusqu'à ce qu'il se présente favorablement. Cette manipulation s'effectue plus facilement dans la glycérine que dans l'eau, parce que les faisceaux y flottent moins et sont retenus par la viscosité du liquide dans la position qu'on leur donné.

Quand les fragments sont convenablement disposés pour la vue des arborisations terminales, la préparation est achevée en suivant les procédés ordinaires.

Je vous indiquerai, dans quelques instants, les critiques que l'on peut adresser à celte méthode ; nous devons auparavant constater les résultats qu'elle permet d'obtenir.

Lorsque le fragment musculaire, après avoir subi toutes ces réactions, présente une partie centrale violette, on peut espérer que Ton a réussi; c'est-à-dire qu'il y a presque toujours alors des faisceaux primitifs où Tarborisation nerveuse est bien colorée. En revanche, il n'y faut pas compter si, après l'emploi méthodique de l'or et de l'acide formique, les fragments sont jaunes dans toute leur masse,

292 TERMINJLISOH IlES KERFS DAKS LES MUSCLES STRIÉS, verre de montre qui conlienl 1 à 2 cenliraèlres culies d'um solution de elilorure d'or à 1 pour 100. On les y laisse liii à quinze minules jusqu'à ce qu'ils soient devenus jaunes dans toute leur masse. Ils en sont alors retint et placés dans un pelil vase qui contient de l'acide formîque au tiers. Ils y sont conservés dans un endroit complètement obscur pendant vingl-quatre heures; puis on les met. pondant vingt-quatre heures encore, dans de Taeidc rormiquc pur, en les maiiilenanl également à l'obscurité.

Lorsqu'ils ont sul*i l'action de ces diffén'Uls réactifs, les fragments de muscle sont portés dans l'eau distillée. On reconnaît alors qu'ils ont été diversement modifiés dans leurs dilférenles couches. Leur surface a pris une teinlf* gris jaunâtre sale, tandis que l«ur centre présente une coloration violelle. Celle coloration de ta partie centrale fait présager un résultat heureux, car c'est précisément à sa liinile que se trouvent les fibres musculaires les plus convenables pour l'élude.

Après avoir enlevé, au moyen de ciseaux lins, la couche stiperricielle, on détache, sous 4'eau dislillée et en s'aidant surtout de la pince el des ciseaux, les faisceaux qui se trouvent à la limite des deux couches, ou qui sont compris à la fois dans la portion grise el dans la portion violelle. On reconnaît que l'on a réussi lorsque, à un faible grossissement, on dislingue un cerlain nombre d'éléganls bouquets d'un violet plus ou moins foncé, se détachant sur les faisceaux musculaires incolores ou colorés en lilas. Si l'on n'en rencontre pas, il faut abandonner la préparation et en faire une nouvelle.

Lorsque l'on a lecueilli des faisceaux musculaires munis de terminaisons nerveuses, ces dernières sont le plus souvent disposées d'une manière peu favorable pour l'étude. Quelquefois elles sont masquées par des éléments placés au-

violet foncé ou en noir. Ces branches se divisent à leur tour de manière à donner naissance à un certain nombre de rameaux. Quant à ces derniers, ils présentent des parties renflées alternant avec des parties rélrécies. Souvent, le plus souvent môme, celle disposition moniiiforme s'exagère à le) point que les parlies rétrôcies deviennent invisibles; on observe alors un giaml nombre d'îlols arrondis ou irréguliers, colorés en violei, (jui, bien que disposés en série,

sont absolument isolés les uns des autres, et paraissent ne pas être en relation avec le reste de l'arborisation terminale (voy. fig. 9).

Celte arborisation se détache généralement sur un fond homogène, grisâtre ou violet, qui s'étend uniformément sur tout le faisceau ; d'autres fois, au contraire, elle parait appliquée sur une surface granuleube, colorée en violet plus ou moins foncé, et qui correspond par sa forme et sa dimension à l'éinincnce terminale, dans certains cas, enfla, surtout quand l'arborisation est un peu étendue, comme chez le lézard vert, la zone granuleuse est limitée au voisi-

294 TERHIKAISON DES NERFS DWS LES «L'SaES STRIÉS.

ce qui arrive souvent quand on les a choisis trop petits. Nous avons opéré principalement chez les lézanls; mais

ce procédé réussit également bien ehez les maïuniifùres, les

reptiles et les balracieas; il est donc d'une application

générnle.

Gcpendaiil, le résultai obtenu n'est pas constamment le

naéme; cntiii deux préparations faites dans des conditions

exactement semblables, il y a toujours de petites différences;

elles tiemienl, soit à la dimension des fragments musculaires que l\'n a pris, soit à la durée de l'action des réactifs,

soil enfin A des circonstances qui nous échappent.

Les ncrlï qui cheminent entre les faisceaux musculaires s'accusent par leur coloration; les tubes nerveux qui \fs composent présentent des parties renflées el des parties ré* Irécies. Les parties renflées sont colorées en violet Irèsfoncé, tandis que les parties rétrécies, qui correspondonl aux étranglements annulaires, sont le plus souvent incolores ou moins colorées. L'or ainsi employé colore donc la mviV line plus forlemenL que le cylindre-ase; souvent même ce dernier échappe complètement à la coloration.

Du reste, dans toutes les préparations où l'on fait usage des sels d'or, il est impossible d'obtenir des résultats constants. Comme j'ai déjà eu l'occasion de vous le dire, leur action est soumise à des variations dont les causes nous échappent. Je dois tenir compte de ces variations, et c'est pour cela que je suis obligé de vous dire, à propos de telle ou telle coloration, qu'elle se produit souvent, ou qu'elle est sujette à exception ; en un mot, il n'est pas possible d'indiquer d'avance un résultat certain, comme on peut le faire à propos de la plupart des autres méthodes.

 son arrivée sur le faisceau primitif, le nerf se termine par un étranglement annulaire, au niveau duquel il émet deux, trois ou quatre branches, colorées comme lui en

J'ai disposé sous un de ces microscopes une préparation de muscles intercostaux de la couleuvre où celte disposition est très-accusée; les éminences terminales, auxquelles se rendent les cylindres-axes colorés en violet, semblent constituées par un grand nombre de corps irréguliers, affectant la môme coloration, et que Ton serait tenté de prendre pour des noyaux. Ce ne sont pas des noyaux, car, ainsi que nous le savons par Texamen d'autres préparations, ces éléments, je le répète, ne se colorent pas par le procédé de Loevrit. Ces corps sont simplement des fragments séparés de Tarborisation terminale.

La fragmentation de cette arborisation est due à l'action de l'acide formique, qui a ijonflé le faisceau musculaire et altéré les ramifications cylindraxiles jusqu'à les rompre. IjCS autres acides y produisent des modifications semblables. Il est probable même que les histologistes qui ont employé l'acide chlorhydrique à 1 pour 1000 ont souvent pris pour des noyaux ce qui n'était que des parties détachées de l'arborisation terminale.

Tous ces faits montrent que la méthode de Loev?it ne donne pas des résultats absolument certains; elle conduirait même à des erreurs si l'on y avait une confiance trop exclusive. C'est ainsi que l'on serait amené, par exemple, à soutenir que l'arborisation terminale possède réellement les formes que vous venez d'observer. En outre, cette méthode ne nous indique pas si l'arborisation se trouve au-dessus ou au-dessous du sarcolemme, et elle ne nous donne aucun renseignement sur les rap[>orts de ses branches terminales avec les noyaux de l'éminence. Elle a cependant l'avantage de fournir des éléments pour la critique de la manière de voir de Gerlach. D'après cet histologiste, vous vous en souvenez, l'arborisation qui nous occupe ne serait pas réellement terminale; ses ramifications se con-

29e TKllMl.NMSÛN DES NEUFS IIASS LES MUSCLES STRltS.

nage le plus immédiat de ses branches, el entoure chacune d'elles comme d'une almosphn-c riuagmise (voy. lig. lO).

Il ne faudrait pas conclure de ces différents aspccLs t^ue celle substance granuleuse existe chez certains lézards, tandis qu'elle mnnqiienit chcï d'antres. Son apparition [duK

ou moins complète lient à l'irrégularilé à laquelle sont sujets les résultais de la motliode de l'or.

Dans aucune des éminences terminales il n'est possible de distinguer des noyaux ; ces éléments ne sont pas colores par l'or employé suivant le procédé de Loewit.

Les images que je viens de décrire sont produites par la coloration des élémenls eux-mêmes; elles sont donc positives. Si nous les comparons aux images négatives obtenues au moyen du nitrate d'argent, une première difTérence nous frappera : l'a rtiorisa lion, au lieu d'être continue comme l'imprégnalion d'argent nous l'a montrée, est au contraire consliluée ici, non-seulement par des parties renflées atlernant avec dos parties rétrceies, mais encore par des segments complètement libres.

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