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CRITIQUE DU RÉSEAU DE GERLACH

En réalité, les traînées longitudinales granuleuses correspondent à des séries linéaires de granulations protéiques et graisseuses, disposées régulièrement entre les cylindres primitifs. Les lignes violettes plus fines qui leur sont parallèles représenlent les cloisons proloplasmiques, qui, sur les vues transversales, délimitent si nettement les champs de Cobnheim.

Le plexus intravaginal décrit par Gerlach, et que cet auteur a pris pour la terminaison du nerf dans le muscle, est donc tout simplement le réseau protoplasmique du faisceau primitif, plus ou moins chargé de granulations graisseuses.

Les résultats fournis par le procédé de Loewit doivent être, ainsi que je vous Tai dit, contrôlés par d'autres moyens de recherches. Déjà, l'année dernière, Evrald* a essayé de le faire en employant le sel d'or d'une façon différente.

Sa méthode consiste à enlever de petits fragments de muscle, qui sont dissociés dans une solution de chlorure de palladium additionnée d'acide chlorhydrique; puis les faisceaux musculaires, dégagés les uns des autres et munis de leurs terminaisons nerveuses, sont portés dans une solution de chlorure double d'or et de potassium à 1 pour 500, où on les laisse dans l'obscurité pendant une minute. Ensuite ils sont lavés à Teau distillée, dans laquelle ils sont maintenus à l'obscurité pendant vingt-quatre heures, et enfin montés en préparations persistantes dans un mélange de glycérine 40, eau 20, additionné d'une goutte. d'acide chlorhydrique au quart.

des quergestreiften Muskels. Arch. f. micr. Anat., t. XIU, 1876, PI. XXVU, fig. 2, 5 el 4.

« Ewald. Ueber die Endiguny der motorischen Nerven in den quergestreifUn Muskeln. Pfluger's Arch. XII, 1876, p. 15.

S9B TERMINAISON DES NKllFS DANS LES MrST.LER STRIÉS, linucraicnt au delà des limiUss où elles sonl nelloment visibles, ptiurcnnsliluer dans le faisceau musculaire loiil entier un réseau ou un plexus intravaginal (voy. p. 2r»9 et 265). A l'aida de la méthode de Loewil il est facilt^ do d<<monlrer qu'il n'y a \ïas continuité entre la fibre nerveuse et qd réseau nerïDUsinlravaginal.

Gejiendani, cette méiliodc permet d'obtenir le réscan <pie Gerlach a décrit. Ea effet, lorscju'un fragraftnt de muscle, traité successivement par l'acide forniique, l'or et l'aciile foraiiqiie, a été dissocié dans l'eau distillée, sa partie centrale violette se dét:ompose habituellement sous l'action des aiguilles en une poussière qui tombe au fond du vase. En examinant cette poussière au microscope, on reconnaît qu'elle est composée de particules musculaii'es plus ou moins colorées par l'or. Les unes correspondent à des faisceaux primitifs vus suivant leur longueur, tandis que d'autres représentent leur coupe transversale.

Sur les premières, on <lislingue des séries longitudinales de granulations violclles plus ou moins foncées qui partagent le faisceau en bandes parallèles; entre ces traînées principales se remarquent des lignes plus unes et plus régulières également colorées en violet. Sur les secondes, vous observerez l'image dite des champs de Cohnheim, ç'esl-àdireque la tranche du faisceau musculaire paraîtra divisée en une série de champs incolores par une substance iulerraédiaire colorée en violet plus ou moins foncé. En certains points, ceux où trois champs au moins se rencontrent, se voit une tache plus foncée, semblable à un grain noir ou à un épaississement notable de la cloison qui limite les champs. C'est exactement l'analogue de ce que Gerlach a figuré dans son second mémoire, et qu'il considère comme le réseau ou le plexus nerveux intravaginal '.

< tici'Iach. Veber dai Verhâllnii* der nercBun und eontraclUen Sultlm*

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