‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 155 sur 179 · ÉTUDE AU MOYEN DE L'ACIDE OSMIQUE ET DU CHLORURE D · texte numérisé non relu

ÉTUDE AU MOYEN DE L'ACIDE OSMIQUE ET DU CHLORURE D

qu'elle se sera mélangée avec une quantité de plus en plus grande de plasma musculaire; à la limite de sa diffusion, l'acide osmique n'aura donc plus ext- reé qu'une action trèsfaible. C'est dans ces régions, où les faisceaux simplement fixés sans être fortement modifiés, que le sel d'or agit avec le plus de succès. Je vous ferai remarquer que Ton n'obtiendrait pas un résultat aussi avantageux si l'on employait d'emblée une solution étendue d'acide osmique, parce que l'eau de la solution exercerait sur les faisceaux une action nuisible. Cette action est évitée ici, puisque c'est le plasma musculaire lui-môme qui sert à diluer le réactif.

En enlevant avec des ciseaux, sur la limite des portions atteintes par l'osmium et reconnaissables à leur coloration, de petits groupes de faisceaux musculaires, et en les examinant à un faible grossissement après les Avoir étalés avec les aiguilles, on trouvera des arborisations terminales bien colorées. On séparera alors avec jnénagement les faisceaux les uns des autres à l'aide des aiguilles, et, après les avoir disposés convenablement pour l'examen, on terminera la préparation.

En l'observant avec un grossissement plus fort, on distinguera les détails de l'arborisation terminale. De môme qu'après l'emploi du procédé de Loewit, le cylindre-axe du tube nerveux afférent est incolore ou à peine teinté au niv(3au des étranglements; en revanche, les terminaisons nerveuses, fortement colorées en violet, ne présentent pas de solutions de continuité (voy. PI. VII, fig. 2). L'arborisation terminale est plus complète et plus régulière que celle révélée par le nitrate d'argent.

Cette méthode a pourtant un défaut : les préparations qu'elle fournit ne se conservent pas. Peut-être arriverait-on à les rendre persistantes en plongeant les muscles dans

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Je n'ai pas emplnjâ \a méthode il'EwiiM [Xïur vérifier les ivsiillals de celle de loewil, parce qu'elle est sujcUe à la même crilique. Dans l'une comme dans l'autre, les Taisccaus musculaires, avant d'être soumis à l'acliun du sel d'or, s<ml d'abord IraiLéH par une snluljon acide ijui doit niudifier l'arborisiilion leriiùnale et qui la niodilie eti effet, si ou s'en rapporte aux Gj^ures de l'auteur, notamment cellesqui portent les numéros 9, 10 et H. Il me falluil donc essayer d'un auti'e procédé de cuntrAle.

Vous vous souvenez que, à propos de l'organe électrique de la torpille, je vous ai indiqué une niélhnde qui consiste à lixer les éléments par l'acide osmique et a les colorer ensuite par le chlorure double d'or et de [lotassium. Je devais néccssairemeiil clier^dier h l'appliquer aux faisceaux musculaires. J'ai beaucoup talonné; j'ai perdu un certain temps en recherches inutiles; mais je suis arrive enfin à obtenir des préparations, sinon persistantes, du moins parr<iilementdémonslratives, à l'aide du procédé suivant :

Dans le triceps fémoiai du lézard , je fais une injection interstitielle d'acide osmique à i pour 100; puis j'enlève le muscle et je le divise dans l'eau en fascicules que je porte dans le chlorure d'or à i pour 1000, où je les abandonne dans l'obscurité pendant douze heures. Au bout de ce temps, je les place dans l'eau distillée pour continuer la dissociation.

Tous les faisceaux primitifs ne sont pas également modifiés par la double action de l'acide osmique et du sel d'or. En effet, comme j'ai fait arriver le premier de ces réactifs par injection interstitielle, les élêmenls musculaires qui se sont trouvés au voisinage immédiat de la pointe de la canule ont été atteints par la solution concentrée et ont dû èti-e fortement fixés, tandis que, avant d'arriver aux éléments plus éloignés, cette solution aura été diluée parce

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