BUISSON TERMINAL DE LA GRENOUILLE. - MÉTHODE DE L'OR
gcnt sur les muscles du lézard se présente également ici : il serait possible, en effet, que, à Textrémilé de Timage qu'elles nous donnent, ces tiges fussent infléchies; dès lors, en pénétrant dans l'intérieur du faisceau musculaire, elles déroberaient à l'action de l'argent et par conséquent à notre observation leur parcours ultérieur.
Passons maintenant à la méthode de l'or et appliquons le procédé de Loewit.
Choisissons pour objet d'étude le gastrocnémien de la grenouille verte, puisque c'est sur ce muscle qu'a porté toute la discussion. Plongeons-en un fragment pendant une demi-minute à une minute dans l'acide formique au tiers^ puis pendant un quart d'heure à vingt minutes dans une solution de chlorure d'or à 1 pour 100 ; mettons-le ensuite pendant vingt-quatre heures dans l'acide formique au tiers, et pet)dant les vingt-quatre heures suivantes dans l'acide formique pur (voy. les détails p. 291); puis, à la limite de la couche jaunâtre et de la portion centrale violette, détachons-en des faisceaux avec des ciseaux courbes sur le plat; examinons-les à un faible grossissement et choisissons ceux où, sur un fond à peu près incolore, les terminaisons nerveuses se dessinent en violet. Dissocions-les dans la glycérine et plaçons-les dans la position la plus convenable pour l'observation de ces terminaisons.
Après avoir achevé la préparation, nous constaterons qu'il se montre à la surface du faisceau un buisson semblable à celui que manifeste le nitrate d'argent, avec cette différence que tout ce que l'argent avait ménagé en blanc est ici coloré en violet foncé.
L'arborisation ainsi préparée diffère notablement de celle du lézard lorsqu'elle a subi les mêmes réactions : tandis
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que, chez le lézard, elle présente des parties renQées et des parties rélrécies, et môme en certains points des fragmeals qui paraissent complètement isolés par suite de la disparition ou de la non-coloration des parties rélrécies, chea la grenouille le buisson terminal est parfaitement continu, bien que toutes ses brandies soient amincies et pour aimt
dire filiformes. Vous en jugerez par les deux dessins que je vous montre ici; ils ont été faits à la chambre claire d'après les préparations que vous observerez tout à l'heure sous ces microscopes (voy. fig. 15 cl 1*1. VU, ilg. 4).
De même que dans les cmincnces Icrniinales du lézard, on ne remarque pas, dans le buisson terminal de la gre-