GAINE DE HENLE ÉTUDIÉE AVEC L*ACIDE OSMIQUE
des plis longitudinaux ou légèrement obliques, qui tiennent à ce que la membrane s'est aflaissée sur elle-même. Ces plis sont si nets, si rigides, si brillants, qu'on se demande au premier abord si ce ne seraient pas des fibres. Mais, en faisant l'observation avec un fort grossissement, on reconnaît que l'on a réellement affaire à des plis.
 ce propos, nous devons nous poser une question, qui acquerra un intérêt plus grand lorsque nous aurons étudié les gaines des nerfs plus volumineux. La gaine de Henle est-elle une membrane amorphe contenant des noyaux, ou possède-t-elle une structure? Est-elle analogue à la membrane de Schwann ou au sarcolemme, ou constituée au contraire par du tissu conjonctif ? Si nous en jugions simplement par les observations que nous avons faites jusqu'ici, nous devrions croire que c'est une membrane amorphe; mais l'élude des gaines de faisceaux plus volumineux nous conduira au contraire, comme vous le verrez bientôt, à la considérer comme étant de nature connective. Une seconde méthode pour étudier les nerfs de la membrane palatine consiste à les observer en place dans leurs rapports normaux. A cet effet, lorsque la membrane, après avoir été flxée par l'acide osmique, comme dans le premier procédé, est placée dans l'eau, on racle avec un scalpel l'épithélium buccal qui la recouvre et la rend opaque. Cet épithélium se détache assez facilement et flotte dans l'eau sous forme de débris jaunâtres. Lorsqu'il est enlevé, la membrane est encore trop épaisse et trop peu transparente pour permettre l'observation des détails qui nous intéressent. La glycérine ne suffirait pas pour l'éclaircir; et si l'on veut obtenir une bonne préparation, il faut avoir recours à l'essence de girofle après déshydratation par l'alcool, et à l'inclusion dans le baume du Canada.
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C'est ainsi qu'est faite la préparation que je mets sons ^os yeux, et où vous pourrez reconnaître à l'œil no les nerb principaux. En l'examinant au microscope, vous distinguerex aisément tous les nerfs, même les plus petits, grâee à leur coloration noire; mais les gaines vous échapperont.
Si, dans l'espoir de les faire apparaître, on colore la membrane avec le picrocarminate avant de l'édaîrcir , les éléments cellulaires devenus rouges se montrent tellement nombreux dans la préparation qu'ils masquent les détails des faisceaux nerveux.
Aussi fautril avoir recours, pour l'observation que nom voulons faire, à la coloration par la purpurine; la membrane, après avoir été Gxée, lavée et débarrassée de son î^ithélium, est maintenue dans la solution colorante pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures ; elle peut même j séjourner plus longtemps sans inconvénient ; puis elle est lavée, déshydratée, éclaircie et montée comme nous venons de dire.
A la suite de ce traitement, les noyaux sont colorés en rose faible, sufBsamment pour être nettement visibles ; les cellules restent incolores, de telle sorte qu'elles ne masquent pas les nerfs, dont Tobservation se fait sans difficulté. Vous pourrez reconnaître, sur la préparation ainsi obtenue que je vous soumets, plusieurs faits intéressants. Le premier, que nous avons déjà observé par la méthode précédente, c^est la manière dont se comporte la gaine à la bifurcation des nerfs; quand un nerf se divise pour donner deux nerfs plus petits, la gaine se divise en même temps pour fournir à chacun de ces nerfs un tube enveloppant.
En second lieu, vous remarquerez que, sur les points où les filaments nerveux s'anastomosent les uns avec les autres, la gaine de Henle se comporte absolument comme se