DISTINCTION DES DIFFÉRENTES PARTIES
de papier, et les meilleures sonl portées dans l'eau pour les faire gonfler.
Mais voici où il faut prendre pour les nerfs une précaution particulière. La myéline n'a pas perdu en séchant la propriété de se mettre en filaments et en boules, de sorte que, si on laisse séjourner la coupe dans re«iu pendant un certain temps, une heure par exemple, la gaine médullaire des tubes nerveux se gonfle et s'altère, et la préparation devient absolument méconnaissable. Pour éviter cet inconvénient, il faut, dès que la lame de tissu a repris sa dimension normale, ou même un peu auparavant, la sortir de l'eau, la placer sur une lame de verre dans le picrocarminate pendant quelques instants, puis remplacer ce liquide par de la glycérine additionnée d'un dixième d'acide formique.
Les préparations que l'on obtient ainsi sont aussi bonnes, au point de vue du tissu conjonctif des nerfs, que les coupes faites après durcissement par la gomme et l'alcool, et meilleures que celles obtenues après l'action de l'acide chromique et des bichromates.
Chacun des faisceaux nerveux s'y montre entouré d'un cercle fortement coloré en rouge par le carmin. Ces faissceaux sont unis entre eux par un tissu conjonctif dans lequel se remarquent des artères, des veines et des capillaires qui ont une direction parallèle a celle des tubes nerveux. EnOn, à l'intérieur de chaque faisceau, on reconnaît la présence de cloisons connectives qui contiennent des vaisseaux sanguins. Dans une préparation de ce genre, TOUS pourrez donc distinguer :
Une gaîne qui enveloppe chaque faisceau, et que j'ai appelée gaîne lamelleuse;
Du tissu conjonctif disposé autour de cette gaîne, et qui, lorsque le nerf possède plusieurs faisceaux, les ré-
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unit entre eux; c'est ce que j'ai désigné sous le nom de tissu conjonctif périfiisciculaire (je ne l'ai pas appelé inlerfasciculaire , parce que celte désignation ne pourrait s'appliquer aux nerfs composés d'un seul faisceau); Enfln, des lames connectives distribuées dans l'intérieur de chaque faisceau et qui appartiennent au tissu conjonctif intrafasciculaire.