‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 45 sur 179 · STRUCTURE DES LAMELLES · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES LAMELLES

successive de l'acide pierique ou de Talcool, de la gomme et de Talcooly pourvu qu'elles soient ensuite colorées au picrocarminate^ traitées par l'acide acétique et conservées dans la glycérine additionnée d'acide formique. .

En les examinant, on constate que, sous l'influence de l'acide, une portion de la substance des lamelles de la gaine s'est décolorée, tandis que l'autre portion est restée d'une couleur rouge intense (fig. 4 et 5. PI. IIl). La portion décolorée correspond au corps de la lame; la portion rouge correspond au revêtement cellulaire de sa surface et aux noyaux qui y sont compris. 11 y a encore à observer dans ces préparations d'autres détails sur lesquels je reviendrai. Ici, m'occupant surtout du nombre des lamelles, je vous ferai remarquer qu'après l'action du carmin et des acides la numération en est facile, parce que les lamelles ont subi un gonflement et se sont écartées les unes des autres.

J'arrive à la seconde question que nous nous sommes posée : quelle est la structure de ces lamelles?

Les méthodes que nous avons indiquées jusqu'ici nous permettent déjà d'acquérir quelques notions à ce sujet. Ainsi, vous venez de voir que l'on peut considérer à chaque lamelle deux parties : un stroma qui se gonfle sous l'influence de l'acide acétique et des cellules endolhéliales appliquées à la surface de ce stroma.

Ces cellules endothéliales sont-elles en couche continue? Sur les petits nerfs imprégnés par les sels d'argent, nous avons vu, vous vous en souvenez, une ou deux couches endothéliales continues ; en imprégnant de la même façon de petits nerfs du chien ou de l'homme que nous éclaircirons ensuite, nous distinguerons, au lieu de deux couches seulement, un nombre considérable de réseaux endothéliaux ;

BA5TIER, 8YST. RERV. T. I. 13

194 TISSU CONJONCTIF DES rfERFS. — GAINE LAMELLEUSE.

le grand nombre de lignes noires qui s'entrecroisent donne lieu, il est vrai, à une telle intrication qu'il est impossible de compter les couches et de les distinguer les unes des autres ; mais l'analogie nous autorise à soutenir qu^elles sont toutes continues.

L'action de l'acide acétique sur des coupes faites après dessiccation ou après durcissement dans l'alcool, l'acide picrique,etc., nous permet de reconnaître certaines dispositions qui ne manquent pas d'intérêt et qui sont figurées sur ce dessin représentant l'une des préparations disposées sous ces microscopes (fig. 4. PI. III).

Entre les lames, qui sont à peu près incolores, se montrent des lignes rouges, dans lesquelles sont compris des noyaux. Dans les portions claires vous remarquerez, en outre, des cercles ou des ellipses plus ou moins allongés, limités également par des lignes rouges. J'y reviendrai quand nous aurons examiné les résultats des autres méthodes que j'ai encore à vous indiquer.

Ces méthodes consistent à dissocier la gaine lamelleuse en lambeaux assez minces pour pouvoir en étudier les parties constitutives. Voici, par exemple, un nerf volumineux, le sciatique du chien, qui a séjourné pendant plusieurs mois dans une solution de bichromate d'ammoniaque à 2 pour 100. Ce segment de nerf étant placé dans un baquet plein d'eau, nous isolons, à l'aide de deux pinces, le gros faisceau nerveux. Il reste autour de lui, outre la gaine lamelleuse, une certaine quantité de tissu conjonctif périfasciculaire. Pour l'en débarrasser aussi complélcment que possible, on le maintient au fond de l'eau à l'aide d'une pince, tandis qu'avec une seconde pince on saisit et on arrache, les uns après les autres, les faisceaux de tissu conjonctif.

Avec un peu dMiabitude, et en sachant qu'ils ont une direction longitudinale, on arrive à les détacher tous et à

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