‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 55 sur 179 · INJECTION DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

INJECTION DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES

toutes les conditions, il est nécessaire que nous connaissions les vaisseaux lymphatiques des nerfs. Nous allons les étudier à l'aide des injections.

Si, avec une masse de bleu de Prusse dissous dans Peau distillée, ou avec une masse de bleu à la gélatine chauffée à 35% comme celle que je prends ici dans cette seringue, j'injecte un faisceau nerveux, le gros faisceau du nerf sciatique de ce lapin par exemple, vous voyez le liquide suivre Jg trajet de ce faisceau, sans qu'il se produise aucune injection de vaisseau lymphatique. Il ne faudrait pas conclure de celte expérience que l'intérieur du faisceau nerveux n'est P^s en communication avec le système lymphatique, car, SI notre injection arrivait jusqu'au contact de la gaîne la- ^^lleuse, elle passerait, comme vous le savez par nos expé- ^*^iices précédentes, dans le tissu conjonctif périfasciculaire; ^^> nous allons voir maintenant que ce tissu est en communi- ^tîon avec les vaisseaux lymphatiques.

En effet, si l'on pratique l'injection directement dans le

^^ssu périfasciculaire, il s'y forme d'abord une boule ou un

^lindre plus ou moins allongé ; puis, à un certain moment,

*G liquide coloré s'engage dans un lymphatique et en

dessine le trajet.

Je vous conseille de choisir pour cette observation le nerf sciatique du chien, sur lequel, à cause de sa dimension, il est plus facile d'expérimenter. Bien que j'aie fait cette expérience un grand nombre de fois, je l'ai répélée encore hier, aCn de vous en parler d'après des souvenirs plus précis.

Le chien ayant été tué par Tinjection hjpodermique de 2 centimètres cubes d'une solution de curare au cenlième, nous avons immédiatement dénudé le scialiqfie et pratiqué d'abord une injection dans l'intérieur du gros faisceau de ce nerf. Aucun lymphatique ne s'est injecté. Puis nous avons fait rinjection dans le tissu conjonctif périfasciculaire

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et nous avons obtenu un manchon coloré s^étendant progressivement sur une cerlaine longueur du nerf; à mesure que nous augmentions la pression, nous avons vu s'injecter successivement un certain nombre de vaisseaux lymphatiques, dont le trajet était reconnaissable grâce au liquide coloré qui avait pénétré dans leur intérieur.

Nous avons pu constater qu'une partie d'entre eux, s'écartant immédiatement du nerf, vont à peu près perpendiculairement à sa direction et s'insinuent dans les cloisons inlennusculaires; nous en ayons suivi quelques-uns jusqu'à la ligne âpre du fémur, le long de laquelle ils remontent ou ils descendent pour s'aboucher les uns avec les autres. Comme nous n'avions pas pour but des recherches d'anatomie descriptive, nous n'avons pas tenté de reconnaître leur trajet ultérieur.

Les autres lymphatiques remontent le long du nerf, pénètrent avec lui dans la cavité pelvienne et vont se rendreà un ganglion qui, chez le chien, le chat, le lapin, le cochon d'Inde, le rat et la souris, est situé : pour le côté gauche, à gauche de l'aorte, au point où elle se divise; pour le côté droit, à droile de la veine eave inléiieure, à Tendroil où elle naît de la réunion des deux veines iliacjues. Chez le chien, ce ganglion est as<ez volumineux; chez le lapin, il a la grosseur d'un très-pelit harieol; chez le rat, il est encore plus pelil et assez diflieile à trouver. Mais, quand on a lait pénétrer dans son intérieur une matière colorée, ce qui chez cet animal est très-faeileà réaliser, il se reconnaît d'emblée.

Chez le rat, la souris, le cochon d'Inde, ce ganglion peut être injecté par un procc'di' extrêmement simple. 11 suflilde prendre une seringue* hypodermique chargée d'une matière colorée et munie d'uiKî canule à exln^mité tranchante, de piquer dans la cuisse de l'aninial de manière à faire arriver la pointe de la canule au voisinage du nej*!' sciatique, et de

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