MODIFICATION AU YOISINAGE DE LA SECTION
certain nombre de globules blancs. Vous savez, en outre, que des cellules lymphatiques, qui ne peuvent être distinguées des globules blancs du sang, existent en quantité variable, soit dans le tissu conjonctif périfasciculaire, soit dans le tissu intrafasciculaire. Enûn, les cellules du tissu conjonctif intrafasciculaire qui, à l'état normal, sont plates et étalées en surface, peuvent, sous l'influence de l'irritation résultant du traumatisme, se gonfler, devenir globuleuses, et prendre les principaux caractères des cellules lymphatiques. Ces diverses cellules jouissent de Ist propriété d'absorber des corps solides empruntés à l'organisme ou des corps étrangers pulvérulents, tels que le carmin, le vermillon, etc., que l'on met en contact avec elles. Ces faits sont trop connus pour que j'y insiste plus longuement. Mais, puisque les différents éléments que nous venons d'énumérer jouissent des mêmes propriétés, nous devons maintenant nous demander si les cellules que nous voyons chargées de boules de myéline entre les tubes nerveux d'un nerf récemment sectionné sont des cellules lymphatiques ou des cellules connectives modifiées par l'inflammation.
Cette question ne peut être résolue que par voie expérimentale. Je vais vous indiquer les premières expériences que j'ai entreprises à ce sujet. Ayant enlevé le nerf sciatique à une grenouille, je Tai dissocié sur une lame de verre, de manière à dégager une certaine quantité de la myéline contenue dans les tubes nerveux ; puis je l'ai introduit dans le sac lymphatique dorsal d'une autre grenouille. Mais, comme, dans la dissociation du nerf sciatique, il n'y a qu'une petite quantité de myéline qui soit mise en liberté, j'ai fait une seconde expérience analogue en employant, au lieu du nerf sciatique, le cerveau et la moelle épinière, dont les tubes nerveux, dépourvus de membrane de Schwann, laissent échapper beaucoup plus facilement la myéline qu'ils
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oontitinnent. Vingt-quatre heures après, ajani recueilli de ta lymphe dans les sacs lyniplialiques de l'un cl de l'autre animnl, je l'ai examinée a» microscope et j'y ai Irouvé qncl<iiies mIIhIcs iwnlftnanl dts granulations de myéline.
Je n'ai pas poursuivi ces et|iérioiiecs chez la grenouille, parce que k-s phcnonièiies que nous nous pmposous d'«Hudier s'y prodiiiwnl a^Tc iim? trop frrantle lenlfur. Comme nous cherchons â ohtenir des rèsnlL-its complets et démons- Iralifs aussi rapidement i]ue possilitc, nous opérerons désonnais sur des animaux à san^ chaud.
ie dioisirai k cet effet k rai ou le cochoo d'Inde, et la myéline en suspension dans l'eau sal^ sera introduile daas U cavité péritooi'ale de ces asimaux. En dous TtHidant sur les notioBS d<7à acquin^, nous puatons vous dirv dès h présent que irès-proèaUemeot nous Irouverocts des grannbtiDOS de m^ÎM dans les cellules iTtnphatiqars de II sA<a»lê ptrilooàde. En outre, il mu» svn bcQe, en ex*nùiMiit Ir ^rmnd épipinon de ces aainuax. de recosnaltre si le» rellulr« eodotbêliaUs qui en reeouxmit les tnines sont iiii*<>'ptibK-s li'sl'ï-'rUT !•> m-'-me? îT3mibti'>n5. \oas allons exécuter cesexp:Tiences, et je nnis en eommnniqiiaai les résultats daB> la prochaine Ic^to.