‹ Leçons sur l'histologie du système nerveuxChapitre 70 sur 179 · EXTRÉMITÉS SECTIONNÉES. — VAISSEAUX CAPILLAIRES. 3H · texte numérisé non relu

EXTRÉMITÉS SECTIONNÉES. — VAISSEAUX CAPILLAIRES. 3H

à Goknbeim, que, dans l'inflammation, une certaine partie des globules du pus peut provenir des cellules du tissu conjpnctif.

Après celte digression, je reprends l'histoire des altéra^ tiens qui se produisent dans un nerf sectionné. Tout d'abord je dois dire quelques mots des phénomènes qui se passent dans les vaisseaux pendant les premières heures qui sui^ vent la section.

Lorsque nous coupons un nerf, nous divisons évidem-^ ment les vaisseaux sanguins périfasciculaires et intrafasciculaires; il se produit par suite une hémorrhagie, puis une coagulation qui arrête l'écoulement du sang.

Rappelez-vous la disposition des vaisseaux intrafasciou» laires que je vous ai décrite dans une de mes dernières le^ çons. Je vous ai montré qu'ils sont en forme de fourche (voy. fig. 2, PI. IV). Supposons un vaisseau coupé transversalement à une certaine distance de l'anse qu'il rejoint; nous savons que la circulation continue dans l'anse, tandis que, dans le segment ne faisant désormais plus partie du réseau, il se produit une coagulation hémostatique. Toutefois cette coagulation est limitée; vous allez reconnaître, en effet, que le sang reste liquide, au moins un certain temps, dans presque toute la longueur d'un rameau vasculaire ainsi sectionné. Sur la préparation que j'ai disposée devant vous, vous observerez l'extrémité d'un capillaire ainsi divisé, et vous remarquerez qu'il contient un nombre de globules blancs très-considérable, presque aussi grand que celui des globules rouges. 11 est fort peu probable que ces globules blancs se soient produits sur place; aussi faut^il admettre qu'ils se sont introduits dans le capillaire par le point où il communique avec le torrent circulatoire.

et qu'ils ont cheminé peu à peu dans Tintérieur de ce capillaire jusqu'à son extrémité. Comme ils n'auraient guère pu accomplir ce trajet au sein d'un caillot sanguin, nous devons conclure que le sang est resté liquide dans le vaisseau, au moins jusqu'au moment où ils sont arrivés à son extrémité.

Il nous reste à nous demander comment il se fait que des globules blancs viennent ainsi s'accumuler dans des branches capillaires où la circulation ne s'effectue pas d'une façon normale. Une expérience facile à réaliser nous permettra de nous en rendre compte.

Chez certaines espèces de tritons (le ponctué et le palmé), l'expansion membraneuse de la queue est assez mince pour que l'on puisse aisément l'observer au microscope, l'animal étant vivant. Pratiquons une incision sur le bord de cette expansion et examinons les lèvres de la plaie à un faible grossissement. Parmi les capillaires divisés, cherchons-en un que l'instrument ait atteint dans des conditions analogues à celles que les capillaires sectionnés présentent dans les nerfs, c'est-à-dire de manière à lui laisser une longueur notable entre le point sectionné et la première anastomose. Dans ce capillaire, comme dans ceux des nerfs, nous constalerons au début un épanchement sanguin, suivi de coagulation.

La circulation continuant son cours dans la branche vasculaire dont ce capillaire se détache, on voit se produire dans ce dernier un remou par suite duquel les globules sont entrahiés dans son intérieur. Les globules rouges qui y ont pénétré en sortent facilement, grâce à leur surface lisse et glissante. Les blancs, au contraire, circulant plus difficilement, par suite de la rugosité et de la viscosité de leur surface, s'y arrêtent et ne parviennent plus à en sortir. Ils s'y accumuleront peu à peu et leur nombre de-

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