CONCLUSIONS
Les ophtalmies externes, aiguës ou endémiques, se sont montrées relativement rares. Parmi celles qui frappent de préférence les enfants, quelques conjonctivites folliculaires, quelques kératites, d'ailleurs bénignes, méritent seules d'être signalées. L'ophtalmie granuleuse proprement dite fait absolument défaut.
Mais les deux cinquièmes des sourdes-muettes ont présenté des troubles fonctionnels de l'appareil de la vision, ou des lésions oculaires chroniques, qui, à de rares exceptions près, datent de la première enfance ou de la vie intrautérine.
Chez un quart (environ 50 sur 200), la vision des deux yeux est défectueuse.
Parmi les anomalies de la réfraction, l'astigmatisme, avec asymétrie prononcée de la face et du crâne, est la seule qui se soit montrée plus fréquente que chez les autres enfants du même âge. Il est probable que, dans un certain nombre de cas, ce vice de conformation du globe oculaire a une origine commune avec la surdité.
Les maladies du nerf optique et des membranes profondes tiennent le premier rang par leur fréquence.
L'atrophie plus ou moins complète du nerf, avec ou sans traces de névrite ancienne, s'est montrée dans 17 cas (8 p. 100).
La rétine pigmentaire, avec ou sans atrophie du nerf optique, dans 7 cas (3 1/2 p. 100) proportion énorme en égard à ce que l'on observe dans la pratique oi'dinaire.
Chose curieuse, dans tous les cas de rétinite pigmentaire : surdité de naissance. Consanguinité des parents : 3 fois sur 7.
Dans l'atrophie des nerfs optiques, sans rétinite pigmentaii'e, la surdité n'est apparue, au contraire, qu'après la naissance [de 1 an à 4 ans), à la suite d'affections aiguës qui toutes, probablement, ont été des méningites ou des méningoencéphalites. Pas de consanguinité chez les parents.
PARALYSIE TRAUMATIQUË