DIX-NEUVIÈME LEÇON
Appareil génila! mâle des Plagiostomes, des Péléostécns, des Lcplocardiens, des Cyclostomes, des Ganoïdes et des Dipnolques.
Testicule et conduits excréteurs.
L'appareil génital mâle des Plagiostomes offre une grande analogie avec celui des Amphibiens ; il est aussi caractérisé par la persistance du corps de Wolff chez Tadulte. Avant les recherches de Semper (1), et de Balfour (2), on ne connaissait que très-incomplétement la constitution de cet appareil; les travaux de ces habiles anatomis tes ont jeté un grand jour sur le développement et la morphologie des organes génitaux des Plagiostomfts et de tous les autres Vertébrés.
Les testicules des Plagiostomes sont placés à la partie antérieure du corps épigonal, dont nous avons étudié le développement à propos des organes femelles de ces animaux, et souvent la glande sexuelle est englobée dans le corps épigonal, qui, dans certaines espèces, acquiert un grand développement.
Dans les Squales, le testicule a une forme allongée, cylindrique et plus ou moins aplatie; chez les Raies, il est réduit à Tétat de lamelle, et augmente beaucoup de volume au moment de la reproduction. La structure de cette glande a été étudiée par un grand nombre d'auteurs, entre autres par Hallmann, J. Millier, Lallemand, Vogt et Pappenheim, Bruch, et récemment par Semper. C'est une glande acineuse formée, comme chez les Urodèles, de vésicules ou ampoules. Sur sa surface on voit une bande blanchâtre, saillante, qui, dans l'embryon, occupe la partie exactement opposée au bord d'insertion du mésorchium, mais qui, dans l'animal adulte, est déviée de sa position première par le développement inégal de la glande. Cette bande est constituée par les plus jeunes ampoules testiculaires. Chez les Plagiostomes, en effet, dès que les ampoules ont produit les spermatozoïdes, elles disparaissent par résorp-
(1) Semper, Das Uroge^iitalsystem der Plagiostomen. Leipzig, 4875,
(2) Balfour, The Development of Elasmobranch Fishes^ .in Journal of Anatomy and Phytiology, 1876, 1877.
Uon, et elles sont remplacées par de nouvelles ampoules. La bande lenticulaire a donc une grande importance physiologique. Semper, qui a mis son rôle en évidence, lui a donné le nom de pli progerminatif {VorkeimfaUe).
Le testicule est mis en rapport avec le rein par un réseau de canaux efférents qui ne sont que des organes segmentaires s'anastomosant entre eux. Le nombre de ces vaisseaux efférents varie suivant les espèces.
Il y a, en effet, beaucoup d'organes segmentaires qui s'atrophient et les tubes supérieurs
lo mésorchlLim par des .
(épididïmo) 1 f.nmal dérérenloaiipé k son origine,, j, tur 11 loW do l'épididyioe ; h, cûtpuBcnles do Msipiglii auiquals obodtisaenllei vaitscani etTéimla dsni 1« rda teuiel. (D'iprèe S«mper.)
des dani caniui de Mûller uiÂlsB ', l, coupe de l'œsophige- (D'aprèB Semper.)
persistent seuls. Chez le Squatina vulgaris, on voit dans le mésorchium une série de canaux segmentaires partant de la partie supérieure du rein et s'ouvrant dans la cavité abdominale par une ouverture en entonnoir, garnie de cils vibratiles. Les six organes segmen-
-^ 188 — taîres supérieurs arrivent jusqu'au testicule et constituent le» \ai!i seaux efférents et le rete tesCts. Chez le Sci/mmis Itchta il y a huit à dix vaisseaux efférents ; il n'y en a que trois chez le Mustehis vulgaris. D'après Semper, le testicule du Scyîlium canicula n'aurwt qu'un vaisseau efférent selon Balfour, il en posséderait six ou sept.
Sur une coupe transversale du testicule, on \oit la section d'un tuhe longitudinal, qui est le canal col lecteur, et qui occupe une position variable. De ce canal partent des canaux secondaires dont les uns se mettent en rapport avec les ampoules testiculaires et les autres avec les vaisseaux efférents. Il euste aussi chez quelques Plagiostomes un canal longi tudinal dans lequel se jettent les canaux transversaux et duquel se détachent des branches très-courtes qui se rendent aux canalicules rénaux. Ce canal a été observé d'abord par Semper chez ÏAcanthûib tul garis, le Centrina Salviani et le Mustelus vulgai ts Balfour a confirmé son existence chez le Scjllmm canicula et le Squatina vulgaris . Semper lui donne f u 99 - ts i 1 d le nom de caîial marginaldu rein {Randnicrencanal), lubetance gianSro! à cause de sa position le long du bord interne de cet *' SubiuX'™'™!organe . Ce canal est formé par des branches de corn- ''1.™ '""™,' '* '?''"' munication longitudinales que les vaisseaux efférents ewmm. s'envoient réciproquement avant de pénétrer dans le rein. De son bord externe partent à intervalles réguliers, c'est-à-dire de chacune des arcades formées par les anastomoses des vmsseaux effé- r renls, de courtes branches qui s'ouvrent chacune / \ dans un corpuscule de Malpighi. Le canal marginal , L« \ du rein des Plagiostomes est homologue du canal y^ \ longitudinal du rete testis décrit par Bïdder et par f L-J, Spengel chez quelques Batraciens (Triton, Grenouille, "H J Crapaud, Bombinator), De même aussi que chez les ^\C Batraciens, il manque chez un certain nombre de
Pour Semper, tout le système excréteur du testi- J^cBieTb^iït^eêr-
cule, c'est-à-dire les vaisseaux efférents avec le "'""'ît; «. o»b»i coi.
' Lecteur ; d, bau da tes-
canal marginal du rein, le rete lestis, le canal cen- ticui*. (D'«prè» sem-
tral du testicule et le réseau des conduits intra-tes- ^''
ticulaires, serait formé par un bourgeonnement des canaux segmentaires antérieurs placés dans le mésorchium. Les ouvertures péritonéales
ou entonnoirs segmentaires de ces canaux commenceraient par s'oblitérer, suivant Semper, puis pousseraient des prolongements vers la glande mâle. Ces prolongements, après s'être anastomosés entre eux pour former le canal marginal du rein et le rete testis^ pénètrent dans la substance du testicule pour donner naissance au canal central et aux conduits intra-testiculaires, qui reçoivent le produit de sécrétion des ampoules séminifères.
Balfour, se fondant sur l'analogie qui existe entre l'appareil génital
des Plagiostomes et celui des Amphibiens, n'admet pas que ce soit l'entonnoir segmentaire qui se mette en rapport avec le testicule. D'après lui, ce serait un bourgeon latéral du tube segmentaire qui se dirigerait vers la glande sexuelle, et l'ouverture du tube resterait libre à la surface du rein, comme les néplirostomes des Amphibiens . Toutefois c'est là une simple hypothèse, car Balfour n'a pas constaté de néphrostomes sur le rein des Plagiostomes.
Chez les Plagiostomes, la partie supérieure du rein, désignée par Semper sous le nom de glande de Leijdig^ qui reçoit les vaisseaux efférents, a pour canal excréteur un conduit par lequel passent l'urine et la semence. Ce canal est appelé par Semper canal de Leydig^ et par Balfour, canal de Wolff. La portion inférieure du rein, ou rein proprement dit, a un conduit Fig. 101. - Appareil urogénîtai excrétcur proprc, l'uretère, parallèle au canal
mâle des Plagiostomes. a, tes- i. r» ax j» •4- j'«». • i»
ticuie; 6, canal central du tes- de Leydig. Cette uisposition ainerencie 1 aplent; l :;oVt„"uudi'„!f ; pafeU urinaire des Plagiostomes de celui des e, e, e, tubes glandulaire, du gatraciens Bt ellc existo chez la femelle comme
rem sexuel dont deux sont représentés avec des extrémités chCZ le mAlC.
ouvertes dans la cavité du i «• •■».,ii i • a j i m«
corps; f, f, canal déférent Le caual de Mûller n existe, dans les Fia- 'Z^î:Z'^^oLTT»% giostomes mâles, qu'à sa partie supérieure et à
tubes glandulaires de la por- gg^ partie inférieure.
tien non sexuelle du rein; ^ , -n a x
A, uretère ; h\ uretère du côté Supérieurement, il cst réduit au pavillon et a
de^MùiieV. "^Fiï^re tchéma- uiîe portiou plus OU moins courte du canal qui tique d'après Balfour.) ^^ termine en cul-de-sac. Inférieurement, on
trouve une sorte de poche qui a été considérée par les uns comme une vessie, par les autres comme un réceptacle séminal. C'est dans cette poche, à laquelle Semper a donné le nom d'utérus mâle, que viennent déboucher les canaux déférents et les uretères. Tantôt Turc-
tère et le canal déférent ^e réunissent avant leur terminaison, tantôt ces quatre canaux s'ouvrent librement dans la cavité résultant de la réunion des deux utérus mâles. Cette cavité, ou cloaque urogénital, fait saillie dans le cloaque général sous forme d'un petit mamelon allongé, percé à son sommet d'un orifice (papille urogénitale), et qui constitue le pénis des Plagiostomes.
Chez la femelle, le canal de Leydig, provenant de la partie supérieure du rein, et l'uretère se réunissent toujours inférieurement en un canal urôthral commun, avant de déboucher dans le cloaque.
Dans aucune des autres sous-classes des Poissons, c'est-à-dire les Leptocardiens, Cyclostomes, Ganoïdes, Dipnoïques et Téléostéens, l'appareil mâle ne présente la disposition que nous avons trouvée chez les Plagiostomes. Cette différence tient à l'absence de rapport entre la glande sexuelle et le rein. Ce trait d'organisation est commun à ces divers groupes de Poissons, mais chacun d'eux présente des particularités qui lui sont propres.
Voyons quelle est la structure de l'appareil mâle dans la sous-classe la plus importante des Poissons, celle des Téléostéens; nous prendrons comme type le Brochet, que nous avons déjà choisi pour l'étude de l'organe femelle.
Les testicules du Brochet consistent en deux longues bandelettes, placées symétriquement de chaque côté de la vessie natatoire. De forme prismatique, effilé à ses deux extrémités, chaque testicule commence très-haut et est relié à l'œsophage par un ligament ; sa couleur est d'un blanc nacré. Une semblable disposition se retrouve chez presque tous les autres Téléostéens.
L'étude histologique du testicule n'est pas facile à faire à cause de l'extrême mollesse des tissus. Cependant on trouve dans cette glande de petits tubes séminifères constatés d'abord par Treviranus (1). La tunique externe ou albuginée envoie dans l'intérieur des cloisons membraneuses, qui s'insinuent entre les canalicules séminifères et forment une trame conjonctive au milieu de la substance de la glande. A vrai dire, les canalicules n'ont pas d'autre paroi que les cloisons émanées de l'enveloppe fibreuse du testicule, ainsi qu'il est facile de s'en convaincre sur des coupes du testicule durci, de la Truite par exemple. La paroi de chaque tube séminifère est une mince membrane formée de petites cellules aplaties, semblables à celles qui composent l'enveloppe de ces conduits chez les Mammifères, mais au lieu de se
(1) Treviranus, Zeitschr. f, Physiol., l, 1826.
supepp oser en cinq ou six rangées comme chez ceux-ci, elles ne constituent qu'une seule couche chez les Poissons osseux. Les canalicules se touchent immédiatement par leurs parois ; aucun tissu interstitiel ne
inifèrea ; b, uaal dèférei
les sépare, sauf dans les points où plusieurs canalicules se rencontrent, et où se remarquent, sur les coupes, un petit nombre de cellules entrecroisées, semblables à celles qui forment la paroi des tubes séminifëres. Les canalicules séminifëres, dont la disposition a été étudiée par Rathke {!), J. Millier (2), Lereboullet (3), Vogt et Pappenheim (1), Leydig (5), présentent des anses et des extrémités libres au-dessous de l'albuginée. Les nombreuses anastomoses qu'ils forment entre eux masquent presque complètement la structure tubulaire du tissu de la glande, dont la coupe rappelle plutôt celle d'une substance spongieuse renfermant une multitude de cavités irrégulières et d'inégale grandeur. Sur les coupes longitudinales du testicule dirigées à tra- MiBdliBrochet'."\"M^ï'itéa'Témm^ibm; vcrs le caoal déférent, ces cavités pré- 4, canïidétèrept. scuteut Une forme allongée transver-
salement, tandis qu'elles sont plus arrondies sur celles faîtes perpendiculairement à l'axe de la glande. Sur les coupes transversales, comme sm* les coupes longitudinales, les ca-
(i) Rathke, Beitrage zur Gesehiehte d. Thiemiett, II, 18Î*.
(3) J. MilLLRR, De gtaniiulariim secei-nenliunt structura pciifiori. Il
(3) Lereboullet, Rech, sur l'anal, des organes génitaux des
(i) Vogt et Pappenheim, Aan. des Sciences natur., *• série, XII,
(5) Leydig, Leftrbuch der Histologie, IBh'i .
verliOi-ii, Wf
viles testiculaires apparaissent plus nombreuses et plus petites au voisinage du conduit excréteur.
La structure tabulaire du testicule est beaucoup plus apparente chez la Truite que chez le Brochet. Elle est surtout bien évidente sur les coupes parallèles à l'axe de l'organe. On y voit très-nettement les replis formés par les canalicules pressés les uns contre les autres et dirigés transversalement vers le spermiducle dans lequel ils débouchent. Les coupes perpendiculaires à l'axe présentent plus de ressem-
blance avec celles faîtes dans la même direction sur le testicule du Brochet, et montrent, comme ces dernières, sur toute leur surface, d'innombrables petites cavités irrégutières formées par les sections des canalicules séminifères. Lorsque la coupe a été faite sur la partie la plus épaisse de la glande, chez des individus complètement adultes, on y aperçoit un grand trou arrondi ou ovalaire, qui occupe une position plus ou moins centrale, et autour duquel les canalicules séminifères présentent une disposition radiée. Ce trou représente la section d'une grosse veine qui émerge plus bas de la substance glandulaire pour se placer dans l'épaisseur du mésorchium, le long de son insertion au bord supérieur du testicule.
Dans le testicule de la Carpe, les canalicules séminifères viendraient aboutir, d'après Vogt et Pappenheira, dans une cavité centrale irrégulière, de laquelle partent des canaux plus gros qui se rendent au spermiducte, tandis que les canalicules placés dans le bord interne de
la,glande déboucheraient directement dans le spermiducte, sans se mettre en rapport avec la cavité centrale. Je n'ai pas pu ra'assurer de la réalité de cette disposition du testicule de la Carpe. Je n'ai trouvé aucune différence de structure entre celui-ci et le testicule du Brochet, et je croirais volontiers que la cavité centrale, vue par Vogt et Pappenheim sur leurs coupes du testicule chez la première de ces deux espèces de Poissons, n*est autre chose que la section d'une grosse veine analogue h celle qui est placée au centre du testicule de la Truite.
Le spermiducte du Brochet s'étend sur toute la longueur du testicule ; il est formé, comme Toviducte chez la femelle, par l'enveloppe même prolongée vers la partie postérieure du corps . Ce canal ne manque chez aucun Poisson osseux ; on le trouve même chez les mâles des espèces dont la femelle n'a pas d'oviducte, comme les Salmonidés. Le spermiducte présente à sa surface interne un aspect réticulé, dû à des travées formées par des épaississements de la paroi. Cet épaississement de l'albuginée rappelle le corps d'Highmore des Mammifères. L'albuginée, en se continuant au-delà du testicule, forme aussi la partie libre du spermiducte, qui s'étend jusqu'à l'orifice génital. Cette portion du conduit est aréolée intérieurement, comme la portion intratesticulaire, et elle conserve cet aspect cloisonné jusqu'au point où les deux spermiductes viennent se réunir en un canal commun, après avoir contracté une adhérence intime avec la vessie urinaire.
En arrière de l'anus on voit une petite dépression séparée de l'orifice anal par une petite cloison présentant des plis longitudinaux : c'est la fossette urogénitale. Au fond de cette dépression il y a deux petites ouvertures; Tune, antérieure, placée au sommet d'une papille conique (papille génitale), est l'orifice du conduit excréteur du testicule ; l'autre, postérieure, est le méat urinaire. La fossette urogénitale des Poissons osseux peut être considérée comme représentant la deuxième chambre du cloaque des Oiseaux, oîi, ainsi que nous l'avons vu précédemment, se trouvent les orifices des uretères et des canaux déférents.
En résumé, nous voyons que, chez les Poissons osseux, il y a indépendance complète de l'appareil urinaire et de l'appareil génital. Dans le testicule, il existe un rete testis^ des canaux efférents et un canal excréteur, le spermiducte, lequel est constitué par un prolongement de la tunique propre de la glande. Il n'existe pas de canal de MttUer. Cette absence du conduit excréteur femelle peut tenir, comme le fait remarquer Semper, à ce que le canal primaire des reins primitifs reste simple au lieu de se diviser, comme chez les autres Vertébrés, en deux canaux secondaires, c'est-à-dire en canal de Wolf et en canal de MUller.
Chez VÀmphioxus, on n'a pas encore constaté jusqu'à présent d'une manière cerlaine l'existence d'un rein. Depuis J. Millier, quelques anatumistes avaient décrit comme organe urinairc des coi-ps d'apparence glandulaire formés par des épaississements sous forme de bandes longitudinales de l'épilhélium qui tapisse la face ventrale de la cavité abdominale. Ces organes, qui récemment encore ont été signalés par Masse, Langerhana, W. MiUler et Rolph, et interprétés par eux comme le rein de VAmphioxus, n'ont, en tout cas, aucune connexion avec les organes génitaux m&les.
11 y a longtemps qu'on a reconnu l'existence d'organes mAles chez YAmphioxm; ils ont été découverts par Rathke (I), en 1841 ; puis étudiés par Costa (2), J. Muller (3), de Quatrefages (4), Stieda (4), W. Millier (6), Langerhans (7) et Rolph (8). Les testicules présentent une grande analogie avec les ovaires, et il est impossible de reconnaître le sexe de VAmphioxits avant qu'il ait atteint une longueur de (7 à 20 mil» limètres. (Langerhans.)
Les testicules se présentent sous forme de petites masses ellipsoïdes disposées en série, et au nombre de vingt à trente de chaque côté du corps. Chaque masse est appliquée contre la paroi du corps et recouverte du côte de la cavité viscérale par le péritoine, fortement pigmenté en cet endroit. D'après W . Millier, il faut distinguer dans chacun de ces petits testicules deux parties : une couche corticale formée de canalicules séminifères très- ' * "^' "^a"", ^^"00 fins, disposés parallèlement les uns aux autres "^'' ■" ■"" '" '/"
' r '^ phtoxuM. a, segroanU du
et perpendiculairement à la surface de l'organe; et t^iiiiMie; *. .puinciar une partie centrale constituée par un réseau de pnre.bdomin«i-,rf,pièdes tubes représentant un rele testis. De ce réseau gtoi'a"ï"ntrflk; /mu^ se détache un canal déférent très-court placé dans ^'^ '',!,' y-'','!"","' '"** une encoche du testicule et s'ouvrant librement dans la cavité abdominale. Stieda a donné une description semblable du
(1) Rathke, Bemtik. u. d. Bau dei Amphioxm lanceotatni, ISil.
(i) CoBTA, Sloria de! Branchiotloma lubricum. Naplaa, 1843.
(î) J. Malleb, Abhnndt. der Berliner Acad., 18«.
(*) Ds Qu*TREFAOES, Anjt. rfei Se. nat, 3* série, II, 1 î*5.
IS) Stieda, Mém. de VAcad. de Saint-Péterabourg, T série, XIX, 1973.
(B) W. MUllbr, Jenaische Zeitsch., IX, 1875.
(7) Lanokrhans, Archiv f. mikrotk. Anat, XII, 187S.
t») VlOLPH, Morphoiogisches Jahrbtich,l\, 1870,
testicule ; mais, suivant lui, au moment de la maturité sexuelle, les ca-
nalicules séminifères disparaîtraient et II n'y aurait plus dans l'intérieur
j de la glande que des cellules ren-
*■■ ■" ,.____^ L fermant des spermatozoïdes en voie
■* *" « *'M- ^'^ développement, Langerhans ne
, ' ,^î?ï*C ^ / croit pas à l'existence des cana-
h ^'' licules radiés décrits par Stieda et
^Sf' par W. Millier. 11 pense que ces
observateurs ont pris pour des ca-
Fit. 108. — Coupe longdtudmale d'iiiiB des rnsMOB ,. , , . .,, ,
teMicnlairet de YAmphiaou. a, capiula wn- nallCUlCS SémjnitCreS leS Sperma-
tédur.Lref'd"''^^ Téf^l'iu^ê^i^"^. tozoïdcs eux-mêmcs disposés paral- Mûiiar.) lèlement les uns aux autres et fixés
par leurs têtes à la face interne de la paroi des capsules testiculaires. EnQn, Rolph, le dernier qui s'est occupé de la structure du testicule de YAmphioxus, confirme la description qu'en ont donnée W. Muller et Stieda, mais il n'a pu s'assurer de l'existence du canal déférent décrit par W. MQIler, Quoi qu'il en soit à cet égard, le sperme est versé dans la cavité branchiale et rejeté au dehors par le pore abdominal, ainsi que M. P. Bert l'a constaté le premier {I).
Chez les Cyclostomes, l'appareil mâle n'a pas non plus de connexion avec l'organe urînaire. Le rein est formé par un tube, le canal primordial, qui reçoit de court.s canalicules transverses, terminés par une capsule renfermant un glomérule de Malpighi. !1 n'y a qu'un seul testicule, comme un seul ovaire chez la femelle, et il est fort dlMcile de différencier les deux sexes avant le moment de la reproduction.
Le testicule a la forme d'une bande longue et mince, fixée par un repli du péritoine à la paroi dorsale du corps, et présentant un grand nombre de rephs transversaux irréguhers. Chez les Myxines, c'est le testicule droit seul qui se développe, comme l'indique sa position au côté droit du mésentère, tandis que chez les Petromyzons ou Lamproies la glande mâle s'insère sur la ligne médiane de la paroi dorsale de l'abdomen et envole à droite et à gauche de la ligne d'attache de nombreux replis, ce qui semble indiquer qu'elle est formée par la coalescence des testicules des deux côtés du corps. L'appareil mâle est dépourvu de conduit excréteur ; lorsque la semence est mûre dans son intérieur, les petites vésicules closes qui la renferment se rompent et versent leur produit dans la cavité abdominale, d'où il s'échappe au dehors par le pore génital. D'après Stannius (2), les spermatozoïdes
(1) Bert, Compte) rendus de l'Aead. des sciences, LXV, 1867. (i) &rKi'Hws,Zootomie der Fische,it éd'tlion, 18S4,
et les mouvements de ces cils servent à diriger les œufs et la semence vers l'orifice de sortie placé en arrière de l'anus.
La constitution de l'appareil mâle des Ganoïdes n'est pas encore exac> tement connue, malgré les travaux de Rathke (1), J. MuUer (2), de Baer (3), Stannius (4), Leydig (5) et Hyrtl (6).
Les testicules de l'Esturgeon sont deux longues bandes jaunâtres renfermées dans un repli du péritoine et s'étendant de chaque côté du corps, depuis l'œsophage jusqu'au rectum. On n'y a constaté ni conduit évacuateur en continuité avec la glande, comme chez les Poissons osseux, ni canaux excréteurs ou vaisseaux efférents, comme chez les Plagiostomes. Mais il existe dans les deux sexes un canal de Millier, qui s'ouvre par un large entonnoir dans la cavité abdomioale, et qui débouche postérieurement dans l'uretère. Ce canal, découvert par de Baer en 1819, est généralement considéré comme servant à l'évacuation de lasemence, de môme que, chez la femelle, il remplit les fonctions d'un oviducte. J. Millier et ^'«- ""■ -/'«?" "": Leydig ont remarqué que, hors des époques de iiroïéBLt.j mUe d» o.reproduction, il était souvent fermé à son extrémité «b ; c, ùraww " d, >î postérieure, qui se terminait alors en cul-de-sac ™i'ï°,rî1'é*^.uo'n au lieu de s'ouvrir librement dans l'uretère, et ds i« aomenc* ; *, »nii
de Muller, fonotlDnnant
le dernier des deux observateurs cités a constaté comme «m«i détâreot qu'il était revêtu intérieurement de cils vibratiles.
En 1824, Rathke avait cru découvrir chez l'Esturgeon de petits canaux situés dans le mésorchium et mettant en communication le testicule avec le rein. Ces canaux n'ont pas été retrouvés par Stannius, Leydig et Hyrtl. Seraper a prétendu récemment avoir aperçu un canal se portant de l'extrémité antérieure du testicule au rein (7). Si cette observation se confirmait, il y aurait une grande analogie entre l'appareil urogénital des Ganoïdes et celui des Plagiostomes.
L'appareil mâle des Dipnoîques est encore moins parfaitement connu que celui des Ganoïdes. De même que chez les Leptocardiens {Am-
[i) Rathke, Ueberden Damikanal und die Zeugungsorgane der Fische, iiH.
[!j J. MQlleh, Bau und Grenitn der Ganoiden, 1848,
(î) Baer, Bericht ùbe>- die anatom. Amtalt zu Kœnigibtrg, 1819.
(*| Stannius, Zooiomie der Finche, î'édit., 185*.
(5) Leïdiq, inat.-histol. Vntersuch. ûbtr Fiicbe und Reptilien, iiVi,
(6) HïHTLj Denkschriften d. K. Acad. d. Wiitenschaftai ttt Wien, VIII, 1854.
(7) Sempsr, Dot Vrogenitalaysttm der Plagioalomen, IBTi.
in
phioxiis), les Gyclostomes et les Ganoïdes, il ne parait pas y avoir chez eux de connexion entre Torgane m&le et l'appareil excréteur de Turine. Celui-ci est représenté par un corps de Wolff ou rein et un canal qui fonctionne uniquement comme uretère. Les deux uretères s'ouvrent tantôt l'un à côté de l'autre dans le cloaque {Lepidosiren) (1), tantôt ils se réunissent d'abord en un canal commun, avant de déboucher dans cette dernière cavité [Ceratodus) (2).
De même que chez les Ganoïdes, il existe chez les Dipnoïques un canal de Millier qui s'ouvre par son extrémité antérieure dans la cavité abdominale, et se réunit postérieurement à celui du côté opposé avant de se terminer dans le cloaque. Ce canal sert aussi dans les deux sexes à l'évacuation des produits des organes génitaux, du moins on n'a réussi jusqu'ici à constater aucune communication entre le testicule et le rein, ce qui est d'autant plus singulier que les Dipnoïques présentent beaucoup d'affinité avec les Amphibiens.
Toutefois nous avons observé que chez les Amphibiens eux-mêmes cette communication pouvait faire défaut chez quelques espèces [Alytes et Discoglossus). Mais il existe chez ces dernières une connexion entre le testicule et l'uretère, connexion établie soit par un petit réseau de canaux, comme chez l'Alyte, soit par un canal unique, comme chez le Discoglosse. Rien de pareil n'existe chez les Dipnoïques, et la semence, de môme que les œufs, tombe d'abord dans la cavité abdominale avant d'être recueillie par le canal de Millier et évacuée au dehors. Si, sous ce dernier rapport, les Dipnoïques se rapprochent des Ganoïdes, d'autre part, la séparation complète qui existe chez eux entre le canal de Millier et l'uretère (canal de Wolff) est un trait de ressemblance qu'ils présentent avec les Amphibiens, oti cette séparation est toujours complète. Il en résulte qu'au point de vue de la constitution de l'appareil urogénital, comme au point de vue du reste de leur organisation, les Dipnoïques forment le passage des Poissons aux Amphibiens.
(1) Hyrtl, Lepidosiren paradoxa, in AbhandL d, k» boehmischen GeselUchaft d, Wii* sensckaften, 5« série, JII, 18.
(S] GûNTHER, Philos. Transact, CLXI^ 1872.