BrsHOP, p
2. J'en ai retrouvé des extraits dans les papiers du P. Lebrun, B. N. Latin. 16813, fol. 69-101,
à voix basse cette invocation à la Trinité, qui rappelle le Suscipe sancta Trinitas de l'offertoire :
Plaeeat tibl, sancta Trinitas, obsequium servitutis meae, et praiiesta ut sacrificium quod oculis tuae maiestatis indignus obtuli tibi sit acceptabile, mihique et omnibus pro quibus illud obtuli sit te miserante propitiabilé. Per.
Ici encore le prêtre prie en son nom personnel {meae, mihi, obtuli). Nous aurons l'occasion de voir que le mot serpitus désigne le ministère du prêtre ou de l'évêque qui célèbre. Invoquer la Trinité n'est pas du style romain des oraisons. Entré dans l'ordinaire de la Cour de Rome et des Mineurs, le Plaeeat se rencontre déjà au" ix* siècle *. Ebner le signale da.ns un missel du xi® siècle (p. 299) où il est marqué comme une prière après la messe : « Postquam flnita fuerit miss a: Plaeeat... ».
Les prières que nous venons de passer en revue, entrées dans l'ordinaire de la messe après le ix° siècle, forment trois zones : la zone qui précède l'introït, la zone qui se place entre VAgnus Dei et l'antienne de la communion, la zone qui suit Vite missa est. Une dernière zone, moins aisée à éclairer, est celle qui se place entre l'antienne de l'offertoire et la secrète : c'est l'offertoire. Abstraction faite des