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tetîture, et, si Fon veut, comme une basilique remoniant aux origines, et dans laquelle chaque siècle a mis du sien ; iii faut arriver à reconnaître Fœuvre de chaque siècle, pour mieux dégager les lignes perpétuelles. La messe pontificale n'a pas pu se transformer en messe privée, la grand'messe en messe basse, sans s'appauvrir pour une part, et d'autre part sans se surcharger : il faut signaler les éléments introd^iits et les tassements produits par cette transformation. Certains gestes ne sont plus que des témoins d'usages disparus : tel l'enfant de chœur soulevant à F élévation le bas de la chasuble, pu tel le sous-diacre portant pendant l'offertoire et le canon la patène sous un voile. La méthode historique a mission d'expliquer et ces grandes lignes et ces détails. La curiosité y a son profit, l'intelligence aussi, cette intelligence dans laquelle la foi s'éclaire et se repose avec plus de respect et de joie^.
Cette lumière est celle que l'on voudrait espérer que les lecteurs de ces leçons y trouveront. ElTe devra pour eux se compléter par la pratique des théologiens et des mystiques, car il faut dire et ne pas se lasser de dire que l'a lettre et l'histoire ne sont qu'une introduction au surnaturel qui est Fâme de la liturgie.
L'auteur a écarté de son exposé lès inteTpté-
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tations symboliques, qui sont si riches de sens et qui abondent dans toutes les explications anciennes et récentes, non qu'il n'en fasse pas de cas, mais parce qu'il s'attache de préférence au sens historique : il veut bien que les deux céroféraires qui accompagnent l'Évangile à r^mbon représentent l'un la Loi, l'autre les Prophètes, mais il croit trouver ailleurs l'origine du rite.
On trouvera cités, au cours du présent livre, le petit nombre d'auteurs français ou étrangers, d'aujourd'hui ou d'autrefois, qui sont ses compagnons de travail. On verra d'ailleurs, à son perpétuel recours aux sources, de quelle méthode il se réclame.
Paris, 8 juin 1918.
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