‹ Leçons sur la messe [microform]Chapitre 61 sur 97 · Damasi epigrammata (éd. Ihm), p · texte numérisé non relu

Damasi epigrammata (éd. Ihm), p

4. Sur les emplois liturgiques du mot d'ivotio, A. Daniels, « Devotio • , dans le Jahrbuch, 1921, p. iO-CO.

Le célébrant fait une pause : Et taces. Les noms sont lus par un autre que le célébrant, sans doute par un diacre : Et recitantuj' nomina^. Le troisième dimanche de carême, il s'agit des parrains et des marraines des candidats au baptême : cette rubrique, qui est unique dans le Sacramentaire Gélasien et qui manque au Grégorien, est un vestige de la lecture des diptyques.

Pro quibus tibi offerimus vel, ces mots, qui manquent au Sacramentaire Gélasien, au Grégorien, aux sacramentaires antérieurs à la fin du ix" siècle, sont considérés comme une innovation du ix*-x« siècle (Ebner, p. 404), contre laquelle au XI* siècle encore proteste Bernold de Constance [Microl. 13). Ils ont pourtant une indubitable couleur antique''.

Qui tibi offerunt hoc sacrificium laudis, les assistants qui ont offert le pain et le vin de l'oblation, les afférentes, et nous retrouvons là le vieil usage : le célébrant offre leurs offrandes, on peut dire qu'ils offrent par ses mains ^. L'exégète romain contemporain du pape Damase que nous avons eu l'oc-

1. Le Missel de Stowe, immédiatement avant le Mémento, met cette rubrique : « Hic recitantur nomina -vivorum » (Warner, p. 12). Et dans le Mémento des morts le même missel introduit une longue liste de saints et d'inconnus (p. 14-46). VOrdo de Ratoldus (f 986), abbé de Corbie, suppose que les noms sont lus par les sous-diacres! lesquels à la messe solennelle se tiennent entre l'autel et l'assistance : « Subdiaconi a rétro altari, ubi memoriam vel nomina vivorum et mortuorum nominaverunt vel recitaverunt...»Cf. DEustE, p. 63-68.

2. Ambros. Epistul. XLi, 23 : « Dico imperatori : Fac me secarum pro te offerre. •

3. Je donne à l'offrande des fidèles son sens réaliste. Mais cette interprétation ne doit pas exclure le sens mystique qui associe les fidèles à l'action du célébrant.

casion de citer, écrit que Saiil offrit sans être prêtre par les mains du prêtre : « Car celui-là est dit offrir , dont les oblations sont celles que le prêtre place sur l'autel ^ ». L'offrande des offerentes est un sacrifice de louange, ainsi l'entendent quelques secrètes, comme celle que le Sacramentaire Gélasien (WïlsoN, p. 203) donne à la messe de la vigile de sainte Cécile :

Suscipe, Domine, saerificium placationis et laudis, quod nos..'., et perducat ad veniam et in perpétua gratiarum constituât actione. Per.

Les offerentes offrent pour eux-mêmes et pour les leurs, "pro se sidsque omnibus. On rappelle à ce propos que le pape saint Grégoire parle d'un homme devenu captif, pour le soulagement de qui sa femme avait coutume à certain jours d'offrir le sacrifice, sacrificium au sens d'offrande, « pro quo sua comux diebus certis sacrificium offerre consueverat » [Dialog. IV, 57). On contribue à l'offrande aussi bien pour le rachat de ses péchés, pro redempUone animarum suarum, dans le sentiment de la secrète du mercredi de Pâques au Sacramentaire Gélasien (Wilson, p. 93) :

Suscipe, quaesumus, Domine, hostias redemptionis humanae, et salutem notais mentis et corporis operare placatus. Per.

Les mots pro spe salutis et incoîumitads suae

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