‹ Leçons sur la messe [microform]Chapitre 7 sur 97 · XX AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XX AVANT-PROPOS

dans V Inventaire des livrés ayant appartenu aux rois Charles V et Charles VI, publié par Dbli sle, Hecherches sur la librairie de Charles V (1907), n. 184-187. Le fait est très remarquable que, sous Charles V, on ait voulu avoir une traduction en français du missel parisien et qu'elle ait été exécutée sous les auspices de la cour.

Page 19. Sur la bénédiction du prêtre à la fin de la messe, voyez la rubrique du missel de Saint-Arnoul de Metz, de 1324, décrit par Leroquais, t. II, p. 208 : « Post missam benedicat sacerdos populum tenens corporale in dextera manu, sic dicendo : Adiutorium nostrum... Qui fecit... Sit nomen Domini... Ex hoc nunc... Elevata manu, conversus ad populum, eum signando signo crucis cum corporali dicendo sic : Oremus. Benedicat vos divina maiestas, una deitas, Pater et F. et S. S. et custodiat semper. A. Postea inclinet se ante altare et iunctis manibus dicat hanc orationem : Placeat... » Dans un missel de Paris du début du aiv" siècle, Leroquais, t. I, p. 182 : « Finita missa, inclinet se ante altare dicens Placeat... Postea erigat se et cum calice velpatena signet se et benedicat populum dicens : Adiutorium nostrum... Sit nomen Domini... Benedicat nos Deus omnipotens Pater et F. et S. S. A. »

Page 19. Sur la cathedra, insigne de l'autorité épiscopale, voyez SuLP. Sever. Dialog. II, 1 (éd. Halm, p. 180- 181). Même à l'église, raconte le biographe de S. Martin, jamais on ne l'a vu siéger dans une cathedra, « tandis que naguère, et non sans honte, j'ai vu certain évoque juché en l'air sur un siège si élevé qu'on eut dit l'estrade d'un empereur » (sublimi solio et quasi regio tribunali celsa sede residenlem).

AVANT-PROPOS. xxi

Page 25. De l'oraison Deus qui humanae rapprocher S. Léon. Serm. XXV, 1 : « ... dignatus est humilltatis nostrae particeps fieri. »

Page 31. Sur le sens premier du mot statio, et à l'appui de notre dire, voyez une inscription grecque de Rome, du II® siècle, mentionnant un marchand de pierre qui a sa station dans les magasins {horrea) d'une certain Pétrone : CTTaxtwva l'ux.'JV èv 6pt'otç neTptoviavots. G. Mercati, Epigraphica, dans les Bendiconti de l'Académie pont, romaine d'archéologie, 1925, p. 192-193. Voyez ibid., p. 123-141, P. Kirsch, Origine e carattere primitivo délie stazioni liturgiche di Roma,

Page 37. L'assertion de Socrate, sur l'usage à Rome de ne célébrer la messe que le dimanche, n'est pas confirmée par l'Ambrosiaster (entre 370 et 375), qui écrit : « Omni hebdomada offerendum est, etiam si non cotidie peregrinis, incolis tamen vel bis in hebdomada. » Comm. inl Tim. m, 12-13 {P. L. t.xyii, p. 471). II est vrai que ces messes de semaine sont apparemment des messes privées.

Page 42. Sur les messes privées, voyez Harduin. Concil. t. I, p. 3122, le grief fait par Nestorius, pour lors évêque de Constantinople, à un de ses prêtres, Philippe, d'avoir « fait l'oblation dans sa maison » en présence de fidèles assemblés. A quoi le clergé répond : « Chacun de nous suivant l'occasion ou le besoin en fait autant. » Mais Nestorius ne veut rien entendre et excommunie Philippe.

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