Et au Sacrsimentaire Grégorien déjà
pelle la communion en termes particulièrement heureux, et rappelle aussi le temps, qui est celui de l'expiation et de la pénitence. L'oraison suivante pour la vigile de Noël fait sa part au mystère du jour :
Da nobis, Domine, quaesumus, unigeniti Filii tui recensila nativitate respirare, cuius caelesti mysterio pascimur et potamur. Pereumdem 1.
De même, celle-ci à l'octave de l'Epiphanie :
Caelesti lumine, quaesumus, Domine, semper et ubique nos praeveni, ut mysterium cuius nos participes esse voluisti, et puro cernamus intuitu, et digno percipiamus affeclu. Per 2*
On ne doit pas attendre de la piété romaine, même dans ses oraisons après la communion, rien qui ressemble à l'émotion mystique et lyrique d'un saint Jean Ghrysostome. Le génie de Romen'estpas porté aux « affections » . Il s'arrête devant la sainte eucharistie, qui est pour lui un mystère [caeleste myste-" rium), devant ces espèces consacrées du pain et du vin qui sont pour lui de sacrosancta mysteria, il professe que ces sacramenta ne sont point des signes vides, et qu'ils donnent par eux-mêmes au communiant un don sacré [munus sacrum)^ un don céleste qui porte la bénédiction avec lui [caelestis dont benedictio), qui est le gage de notre rédemption [redemptionis nostrae pignus), et le gage aussi de la vie éternelle qui nous est promise [immortalitatis alimonia, pignus salutis aeternae). On rencontre maintes fois la conception chère à saint Augustin que l'eucharistie est vie et don de vie. Citons, entre