‹ Leçons sur la messe [microform]Chapitre 94 sur 97 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

l'Eucharistie. A un pareil recueil pourrait s'appliquer cette inscription d'une patène antique :

En fero delicias suaves sanctis anîmabus !

Et à quelle source plus pure la piété d'aujourd'hui pourrait-elle se rafraîchir?

il est écrit dans l'Évangile que la cène ne prit pas fin sans que le Christ et ses apôtres aient citante : « Hymno dicto exierunt » (Mat. xxvi, 30). La liturgie n'a pas donné corps à ce trait. Elle fait cependant de l'oraison Post communionem un acte d'action de grâces pour la sainte communion à laquelle vous venez de prendre part, spirituellement au moins : vous associer à cette oraison sera votre manière d'imiter les apôtres et le divin Maître.

U faut dire des oraisons Post communionem de la liturgie romaine ce que nous avons dit des autres oraisons : elles sont pour la piété une discipline sûre et forte, tempérée et pacifiante, qu'il faut apprendre à aimer ^ . Elles sont bien brèves, assurément, mais elles peuvent être des points de méditation. Avec elles on ne s'égare pas dans le faux lyrisme : elles conduisent à l'action sans détacher de l'union à Dieu. Elles invitent le fidèle à faire de sa vie une action de grâces : a Da, quaesumus, ut in gratiar^um semper actions maneamus ».

La bénédiction du célébrant clôt la messe. Ce trait, qui était loin d'être de premier plan dans la messe papale du viii^ siècle, a pris plus d'impor-

Page 1