BnK.irTMAN, p. 37,'i. Srawif.y, p. 6i
gnes. Mais la discipline ne souffrait pas que les pécheurs astreints à la pénitence par une sentence de l'évêque, donc excommuniés, prissent part aux saints mystères : ils étaient « séparés ». Vivons de telle sorte que nous ne soyons pas séparés de ton autel, ô Seigneur, disait l'évêque d'Hippone à ses auditeurs, « Sic vivamas ut ah altari tuo non separemur » [Sermo lviii, 5 n Y avait-il une missa paenitentium ou renvoi des pénitents, comme il y avait une missa catechumenorumP A supposer q\ie l'usage ait varié entre Eglises sur ce point, il n'est pas douteux que la liturgie à la fin du vi* siècle gardait le souvenir d'une missa paenitentium. Le pape saint Grégoire raconte que deux dévotes, excommuniées par saint Benoît et cependant enterrées dans une église, se levaient de leur tombe et sortaient du saint lieu, au moment où le diacre disait : « Si guis non communicat, det locum. » On infère des termes du récit [...cumque ex more dia^ conus clamarel...) que cette formule de renvoi ou une formule équivalente était encore en usage dans la liturgie au temps de saint Grégoire, mais c'est peut-être beaucoup dire ^ .
Les Ordines romani les plus anciens ne conservent aucune trace du renvoi, soit des catécliumèiies, soit des pénitents. Les Sacramentaires pas davantage. Le rite dut disparaître avec le catéchuménat et la pénitence publique, sans doute entre le v*^ siècle et le VI'',
1. Dialog. ii, 23. Saint Césaiie d'Arles {o03-o43) se plaint que ses Cdèles déguerpissent après l'Évangile au moment où il va commencer son homélie. Senno [Append. Augusl.) cclxxxi, \. Et il prononce : • Rogo vos... nullus de ecclesia discedat donec divina mysteria compleantur ».
Avant de procéder à l'offrande, qui faisait corps avecles saints mystères, la liturgie, soit en Afrique, soit à Rome, réservait une place à une prière dont il ne reste pas trace dans les sacramentaires ni dans les Ordines romains.
Cette prière est celle qu'Augustin appelle la prière que nous faisons dans la célébration des saints mystères avant de commencer de bénir ce qui est sur la table du Seigneur, « precationes... quas facimus in celebratione sacvamentorum antequam illud quod est in Domini mensaincipiat benedici^ ». Tu entends l'évêque, dit ailleurs Augustin, exhorter le peuple de Dieu à prier pour les non-croyants, pour les catéchumènes, pour les fidèles..., prière intimée parle diacre, prononcée par l'évêque, ponctuée par VAmen du peuple -.
Cette même prière est décrite dans le syllabus contre les Semipélagiens •'' annexé à la lettre Apostolici verba du pape Célestin aux évoques galloromains. L'auteur de ce syllabus, qui est sûrement du v" siècle, fait appel contre les Semipélagiens à l'autorité de la liturgie pratiquée à Rome : il Vat^- Y>e\\e a obserifationum sacerdotalinm sacramenta », visant par là le contenu de formules écrites ; il ne