‹ Leçons sur la messeChapitre 37 sur 80 · I. 1*. 11. L'eucharistie, p. J3-i;i · texte numérisé non relu

I. 1*. 11. L'eucharistie, p. J3-i;i

•}. Cilé par Augustin, Ilrer. collai, m, 3i Voyez la Punaio Abilinensium, 3 : < ... (-ckbrantcs ex more douiiuicuui... » *» : • ... colleciaiu sive dominicuni < elelua^sciil... ■ li : « ... «Jominicuin celobraviinus... " de.

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une chrétienne, et tu crois pouvoir célébrer le dominicuin sans y apporter doffrande : tu viens au do- /yiinicumles mains vides, et tu y reçois une part qui a été offerte par un pauvre'. Rappel à l'obligation qui s'impose aux chrétiens de contribuer à l'offrande du pain et du vin grâce auxquels ils communieront : le dominicum ne saurait être autre chose que les saints mystères. Devons-nous, demande ailleurs saint Cyprien, célébrer le dominicum après le repas ? (£"/)/stul. Lxiii, 16). Ici encore le dominicum est la liturgie eucharistique. En 304, les martyrs d'Abitina répondent à leur juge : <* Collectam gloriosissime celebravimus quoniam sine dominico esse non possumus... Non potest intermiUi dominicum. »

L'expression n'est pas exclusivement africaine, car on la surprend à Rome même, sous la plume d'un prêtre romain contemporain de saint Cyprien, l'auteur du De spectaculis, Novatien. Il s'indigne qu'un chrétien qui vient de communier puisse assister à un spectacle, étant donné la turpitude ordinaire des théâtres : ce chrétien, écrit-il, va-t-il se hâter vers le spectacle en sortant du dominicum et portant encore sur lui, comme c'est l'usage, l'eucharistie qu'on vient de lui distribuer 2? Notez di~ missus e dominico : le dominicum où on a reçu l'eucharistie est bien la messe.

1. Cyprun. De opère et elcem. 13 (éd. HARiEr., p. 384) : « Locuples et dives dominicum celebrare te crcdis..., quac in dominicum sine sacrificio venis, quae partem de sacrifie! o quod pauper obtulii sumis. • îioiez sacrificium pour désigner l'offrande des fidèles, au sens où l'emploient nos secrètes.

2. Pseudo-Cyprian. De spectac. 5 , Hautel, t. HI, p. 8) • ... qui feslinans ad speclaculum dimissus e dominico et adhuc gerens secum ut assolel eucharistiam... »

Quel sera le substantif dont't/o/;///2/c7//« n'est que lépithète? On n'en voit qu'un qui se puisse proposer, convi{>iuin. L'autel est une /wf/esa^, la communion est un convivium. Tous les fidèles, dit saint Augustin [parce qu'ils sont en tant que fidèles admis à la célébration des saints mystères), connaissent les noces du fils du roi et son festin, convivium : la table dominicale est dressée qui s'offre à chacun-. Tertullien plus ancien est plus décisif, sans doute parce que l'expression est davantage de son temps. Combien, dit-il, la femme chrétienne dont le mari n'est pas chrétien, est exposée à être gênée dans la pratique de sa foi : quel mari, en effet, laissera sans hésiter sa femme aller au festin que les calomnies païennes ont voulu déshonorer en le dénonçant comme une infamie : « Quis ad convivium domini' cuni illud quod infamant sine sua suspicione dimittetf » [Ad uxorem, n, 4). Heureux au contraire les époux, s'ils sont tous deux chrétiens, car ils se retrouvent ensemble dans l'Eglise de Dieu et au festin de Dieu, « in ecclesia Dei parité?' ulrique, pariter in convivio Dei » ibid. 9 . Saint Paul / Cor. xi, 20; avait appelé l'eucharistie du nom de dominica cena (xupiaxôv oêT^vov),

Un troisième terme sert à désigner les saints mystères : on dit ojferre, et on dit offerre tout court. Cette manière de parler est familière à saint

1. PsEL'Do-tYpRiAN. De nleator. 11 (IIautei, p. 103) : « Cecuniam tuam adsideiite Ctiristo angelis et murtyribus pracscntibus super Mionsam doiuiiiicam spnrge. "

i. Aie. Sermo \c, 1 : i Nuptias filii régis eiusque convivium noruiit omnes Dilele», ot npparatus meiisac dominicac omnium est V"iuiitati prupositus. ■

Augustin. Il écrit, par exemple, dans une letUe : Quelqu'un pourra s'étonner de voir à l'étranger le jour du jeudi saint « offrir » deux fois, une fois le matin et une fois le soir, alors que dans son pays l'usage est « d'offrir» senlementle soir [Epistul. liv, 5). Le substantif oblatio correspond au verbe offevre. Quant à savoir ce qui est offert, nul doute que ce ne soit le corps et le sang du Christ. Certains se sont plu, écrit Augustin, à vouloir que, « le jour de l'année où le Seigneur a institué la cène, il soit permis, pour une coramémoraison plus insigne, d'offrir et de recevoir le corps et le sang du Seigneur après le repas du soir » [ihid. 9). Mais il n'est pas nécessaire de dire ce qui est offert, le verbe offerre se suffit à lui-même dans lalangue chrétienne, au lieu que dans l'Ancien Testament offerre n'est jamais pris absolument (cf. Mat. V, 23). A Cartilage, écrit Optât de Milève (I, 19), les Donatistes, en travail de schisme, n'ont eu aucun égard pour l'autel « sur lequel les pacifiques évêques de jadis avaient offert » [optulerant). Le même Optât reproche aux Donatistes d'avoir, en haine des catholiques, brisé les autels de leurs églises, et cependant ces autels avaient été autrefois leurs autels, « altaria Dei in quibus et vos aliquando opiuUsUs » (vi, 1) : vous avez offert. 11 en est de même, au iii^ siècle, pour saint Cyprien : les prêtres, écrit-il, offrent dans la prison au milieu des confesseurs, offerunt [Epistul. v, 2). 11 n'est pas permis aux femmes, écrit TerluUien, d'enseigner, de baptiser, d'offrir, « docere, tinguere^ offerre » [Virg. veland. 9). Le concile d'Arles en 314 interdit aux diacres d'offrir, « quos cognovimus mullis locis offerre » (can. 15). L'expression s'est

perpétuée dans le Pontifical Romain, où l'évêque dit -aux diacres qu'il va ordonner prêtres : « Sacerdotem oportet offerre. »

Action de grâces ou euchatistia, repas du Seigneur ou dominicum, ces deux expressions nous ramènent nécessairement à la cène du Sauveur comme à la première de toutes les messes : l'idée d'oblation ou de sacrificium pareillement.

Comprenons bien que la vertu rédemptrice du sacrifice du Christ est attachée à la consommation de ce sacrifice par la mort de la victime sur la croix, « morte intercedente », dit lépître aux Hébreux (ix, 15). Le Christ est l'agneau immolé de l'Apocalypse (v, 6;. Le Christ est notre Pâque, notre agneau pascal, notre Pâque immolée, dit saint Paul (/ Cor. V, 7 : « Pascha nostrum immolalus est Christus. » Par cette immolation s'explique l'œuvre surnaturelle du Christ, qui est de racheter les hommes du péché, et qui fait dire à saint Paul qu'il ne veut savoir autre chose que Jésus Christ crucifié !/ Cor. u, 2). Mais le Christ est à la fois prêtre et victime : victime, il est immolé : prêtre, il s'offre en sacrifice. Ki assurément il s'offre snr la croix en répandant son sang, « ... Sanguis Christi, qui per Spiriluni sanctuni senietipsuni opLulil un maculât uni Deo » Heb. ix, 14). Mais il s'offre déjà en entrant dans le monde, « ingrediens mundum « [ibid. x, 5 . Oblation et immolation se distinguent comme le prêtre se distingue de la victime, alors mêmt- ([ue prêtre et victime ne sont

qu'un. Dans ce sens nous dirons que, à la cène, le Christ s'est offert sans s'immoler, puisque le Christ n'est mort qu'une fois pour le péché [Rom. vi,10). Mais, à la cène, il s'est offert.

Cette doctrine est exprimée avec une lumineuse beauté par saint Cyprien, dans sa lettre à un évêque africain de son temps, Caecilius [Epistul. lxiii).

Cyprien s'élève contre un usage que, en Afrique, certains défendent et qui consiste à ne mettre dans le calice (de la messe) que de l'eau : il faut, dit saint Cyprien, mettre dans le calice du vin coupé d'eau, parce que le Seigneur à la cène a usé de vin coupé d'eau, et que nous devons reproduire exactement la cène. Nous faisons mention de la passion du Seigneur dans tous nos sacrifices, et la passion du Seigneur est le sacrifice que nous offrons : donc nous ne devons faire rien d'autre que ce que le Seigneur a fait : « Et quia passionis eius mentionem in sacri^ciis omnibus facimus, passio est enim Do~ jnini sacrificiuni quod offerimus, nihil aliud quam quod ille fecit facere dehemus « ihid. 17). Dans cette lettre de Cyprien, le mot passio désigne constamment la cène, observation capitale pour l'intelligence du texte cité'. Car il s'ensuit, d'abord, que dans nos sacrifices, c'est-à-dire quand nous offrons le sacrifice, nous faisons mention, non pas de la passion entendue de la mort du Sauveur sur la croix, mais

1. Rapprocher ce qui est dit, dans le Lib. pontif. (t. I, p. 127), du pape Alexandre V (vers 109-119} : « Hic passioneni Domini miscuitin praedicatione sacerdotum [quando missae celebranlur] '.Praedicatiu ici comme ailleurs dans le Liber (t. I, p. 1-2G et 31iî désigne le canon. Passio signifie le récit de la cène, comme cliez saint Cyprien. Cf. Grecûr. Dialog. iv, 58 : « ... sacriliciuni, (luod pro absolutione uostra passionem unigenili Filii semper imitatur •.

de la cène : allusion au récit de l'instilution qui s'insère <^ in sacrificiis omnibus » '. Puis, le sacrifice que nous offrons est le sacrifice tel que le Christ l'a lui-même offert à la cène.

En effet, le Christ Jésus notre Seigneur et Dieu, grand prêtre du Très-Haut, s'est offert en sacrifice à son Père et nous a fait un précepte de faire la même chose en commémoraison de lui : le prêtre tient vraiment la place du Christ s'il reproduit ce que le Christ a fait, et il offre un sacrifice véritable et plein à Dieu le Père dans l'Eglise, s'il offre comme il voit que le Christ a offert. « Si Chrisius... sacrificium Patri se ipsiim optulit et hoc fieri in siii commemorationem praecepit, utique ille sacerdos vice Christi vere fungitur qui id quod Christus fecit imitatur, et sacrificiurn veruni et plénum tune offert in Ecclesia Dec Patri, si sic incipiat offerre secundum quod ipsum Christum vident optulisse » {ibid. 14). Ainsi, le prêtre est un autre Christ, pouvons-nous dire, il fait [imitatur] ce que le Christ a fait : or il ne se crucifie pas : il offre le sacrifice comme le Christ l'a offert à la cène.

A la cène, notre Seigneur Jésus Christ a offert à Dieu le Père un sacrifice, le même en apparence qu'avait offert Melchisédech, c'est à savoir du pain et du vin, en réalité son corps et son sang : « ... optulit hoc idem quod Melchisédech optulerat, id est panem et vinuni, suum scilicet corpus et sanguinem » (ibid. 4). A nous de suivre ponctuellement l'exemple du Christ.

1, J'hésite à raiipriiclier Teutuli.ian. De oral. 14 : • (Manus) non attoliimuB tantum, sed etiani cxpandiinus, et doniinicam passio- Item modulantes et crantes confitemiir Christo. •

Ces textes, que nous venons de citer de saintCyprien et auxquels nous pourrions ajouter, suffisent à établir «que saint Cyprien contemplait dans la cène la passion et le sacrifice du Christ, et que, à ses yeux, la messe du prêtre répétait le sacrifice du Christ en répétant scrupuleusement oe que le Christ avait fait à la cène. La valeur surnaturelle de cette répétition tenait à ce que le Christ en avait fait à ses disciples un commandement : Hoc facile in rneam commemorationem, faites ce que je viens de faire, je vous en donne l'ordre et le pouvoir. Car il faut supposer au prêtre ce pouvoir, à moins de fausser la doctrine de saint Cyprien : « Sacerdos çice Christi s^ereyiungitiir. j>

Notre Seig'neur, lisons-nous dans le concile de Trente, voulant à la dernière cène laisser à l'Eglise son épouse un sacrifice visible qui représenterait le sacrifice sanglant qu'il allait offrir sur la croix, se manifesta prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech, offrit à Dieu son père son corps et son sang sous les apparences du pain et du vin, et fit un précepte à ses apôtres d'offrir à leur tour son corps .et son sang sous les mêmes symboles du pain et du vin. — Entendez bien : à la dernière cène, le Sauveur a offert à Dieu son père son corps et son sang, ce corps et ce sang qui n'avaient pas encore été immolés sur la croix, mais qui allaient l'être avant que le soir revînt : « In cena novissima , qua nocte tradebatiij-, ut... Ecclesiae... relinqueret sacri/îcinm, quo cruenlum illud seniel in crnce peragendiim repraesentaretuv,... corpus ei sanguinem suum sub speciebus panis et vint Deo patri obtulU. » — Le Sauveur institue le sacrement de son corps et de son

LES TRAITS ESSENTIELS DU SAIN r SACRIFICE. 179

sang, sacrement auquel il donne pour signe ou symbole les espèces du pain et les espèces du vin : mais il ne se contente pas de le promulguer, il le réalise en même temps en convertissant le pain en son corps et le vin en son sang, et aussitôt il communie ses apôtres à son corps et à son sang sacramentels : « Ac suh earumàernieriim symholis apostolis, qiios tune No\>i Testamenti sacerdotes constiluebat, tit sumerent tradidit ». Mais le concile ne veut pas laisser dire que la cène est seulement un sacrement et une communion, car, dans sa pensée, elle est aussi un sacriftce, « obtulit », et le concile ajoute : « ...ut off errent praecepiO ». Donc, à la cène, le Christ a offert à son Père son corps et son sang, et il a prescrit à ses apôtres d'offrir à leur tour ce qu'il avait offert.

L'oblalion de la cène et l'oblation de la messe ont ceci de commun qu'elles sont l'oblation d'une victime immolée en un autre point de l'espace et du temps : à la cène, l'oblation est faite de la victime qui sera immolée sur la croix ^ : à la messe, l'oblalion est faite de la victime qui a été immolée sur la croix. De plus, à la cène, le Christ fait lui-même l'oblalion

\. Conc. Trident, sess. XXir, cap 1. — Suarez {In IH, DisinU. i.xxiv, ir. '»; explique que le concile a voulu exclure l'opinion qui niait que le Christ eût à la cône offert de sacrilice, ou tout au moins de sacriûce prc^'itialoire. Suarez lient (|ue le concile allirme comme de foi cerlaine que le Sauveur s'est cilferl en sacrifice à Dieu son Hère à la cine sous >«rs espèces du pain et du via. Et Suarez dit {iOid. 5) : . Priiuipaliler cûiligenda est Laec verilas ex facto et verhis clirisli, quaeal)ENangelistisrefcruntur, adiuncta Ecclesiac traditioneelexpo sitioi>€, ?ine qua scia evangclica liistoria non polest salis C'>nvincere nulla nam(|uc in e:i fit exprc-ssa nientio sacrificii \«1 oblationis. »

•2. StAi'.E/. i'/iV/. !» : . l'dluit cti:im sacrlliiiiim illiid ;ct'nae; esse pro piiiatorium |ier inoduin applicanlis satislactioueni Clirisli i:aii in choat»in, et in passione consiimiiiandaai. sicut baptismus autc passionem institutus apidlcat meriia in pussione consunimauda. >

de son corps et de son sang, tandis que, à la messe, le prêtre offre i'ice Christi le corps et le sang immolés du Christ'.

Il n'est pas indifférent, ajouterons-nous, que le pain et le vin, symboles sensibles du corps et du sang (réellement mais invisiblement présents), symbolisent la passion du Christ dans laquelle le sang fut séparé du corps, et constituent ainsi ce que saint Thomas appellera une « imago quaedam repraesentativa passionis Christi » (III*, lxxxiii, 1). Si, en effet, le Sauveur a choisi ces symboles, c'est que le signe s'accordait à la chose signiliée. Mais ce qui importe ici, c'est l'intention que le Sauveur a eue d'offrir et de faire offrir, tout en représentant. Car, par là, la messe n'est pas plus une commémoraison verbale ou figurée que la cène n'était une annonce verbale ou figurée : le Sauveur a fait à la cène une oblation réelle et véritable de son corps et de son sang, et il fait à la messe une oblation aussi réelle et véritable, encore que par les lèvres et les mains du prêtre, parce que dans la messe se perpétue sur son ordre sa volonté de s'offrir.

Cette doctrine a l'avantage d'être la doctrine même de la liturgie. Il n'est qu'un sacrifice consommé, celui de la croix; mais ce sacrifice a été offert par le Christ à la cène déjà, et nous offrons à notre tour ce

1. Ibid. 8 : « intentio antem innobis sufficiens erit, si totam intentionem nostram ad Christi intenlionem referamus, eteamdem habere velimus quarn ipse habuit. •

LES TRAITS ESSENTIELS DU SAINT SACRIFICE. iSI

sacrifice à la messe dans la forme où le Christ l'offrit à la cène et nous a donné pouvoir de l'offrir.

La liturgie réitère donc la cène'. Sans doute, la cène s'est dépouillée dans la liturgie de ce qui dans l'Evangile en fait un repas pascal. Puis, de traits occasionnels et secondaires : ainsi le Sauveur a célébré la cène assis, entouré de ses apôtres assis, et plus exactement couchés à l'antique, dîscumbentibus, comme le note saint Marc (xiv, 18 1 : on célèbre la messe debout, attitude de la prière et du sacrifice. Mais le Sauveur a célébré la cène avec ses apôtres autour d'une table, mensa, dit saint Luc (xxii, 21). Saint Paul, à qui nous devons l'expression dominica cena [I Cor. xi, 20), dit dans le même sens mensa Domini (x, 21). Nous disons nous-mêmes encore « la sainte table », qui est un terme hérité de l'antiquité chrétienne, « mensa... iinde accipimus corpus Christi et sangninem », disait saint Augustin iSermo XXXI, 2). Les chrétiens, écrit (iii" siècle) l'auteur de l'épître à Diognète, dressent une table commune (Tpâireî^av xoiv->,v TtapaTÎOevTat. Dio^n. 5\ La basilique élevée à Carthage sur le lieu du martyre de saint Cypricn portait le vocable de mensa Cypriani, non que Cyprien eût jamais banqueté là, certes, mais parce que, en mourant là, l'évèque avait vraiment dressé la table où s'offrirait le sacrifice au Dieu à qui il s'était lui-même offert : « Immolatione sua paravit hanc mensam, non in qua pascal swe pascaiur, sedin qua sacriflcium Deo cui et ipse oblatus

\. StAKEZ. Disjml. LXXVI, I, 1 : « Sacriliciuin missae non dilTert specie aut esscntia a sacrificio incrucnto quod Cliiistiis oblulil in ccna, flislinguilur lamen numéro cl quihusdam accidcntalibus c<)nditionilxis. >

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