‹ Leçons sur la messeChapitre 7 sur 80 · TllALIIOFER ElSFAIIOFrB, t. II, p.iSo · texte numérisé non relu

TllALIIOFER ElSFAIIOFrB, t. II, p.iSo

dessinons avec la patène et l'hostie une croix audessus du corporal.

Dans la coutume de la Cour de Rome, Vin spiritu est reporté au moment où, le pain et le vin étant disposés sur l'autel, la préparation de la matière du sacrifice est achevée : \ Jn spiriLu en devient l'épilogue.

La prière Veni sanctifîcdlor est un épilogue aussi et fait un peu double emploi avec Vin spiritu. L'opinion qui fait du Veni sanctifîcator un emprunt à la liturgie wisigothique est sans fondement. Bernold de Constance (Microl. 11) le donne « iuxta .allicaniim ordinem ». 11 est de fait que le Veni sanctificator se lit dans le sacramentaire irlandais dit Missel de Stowe vii''-viu siècle, et sous forme 'le chant :

Veni, 1)01111110 sancliliualoi' oiiinipotcns, et bencdic hoc -acrificium preparatum tibi. AiiK-n. Ter canitur '.

Le texte reçu du Veni .sanctificator est celui-ci :

Veni, sanclificator omnipolcns aelerne Deus, elbenedic hoc sacrîflcinm tuo sancto nomini praeparatum.

Tel quel, il n'a pas été rédigé pour accompagner un geste de bénédiction du prêtre : la présence du mot benedic a suggéré le geste à faire, comme il arrive chaque fois que l'idée de bénédiction se rencontre dans un texte liturgique. Le Veni sanctificator s'adresse à Dieu tout-puissant et éternel à qui le -acrifice va être offert. Voir dans le Veni sanctificator une invocation au saint Ksprit n'est pas défendu (EiixBR, p. .H 10), mais tel n'est pas le sens premier de

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