‹ Leçons sur la messeChapitre 77 sur 80 · ÉPILOGUE. 3->b · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE. 3->b

rEucharistie. A un pareil recueil pourrait s'appliquer cette inscription d'une patène antique :

Enfero delicias suaves sanctis animabusl

Et à quelle source plus pure la piété d'aujourd'hui pourrait-elle se rafraîchir?

Il est écrit dans l'Évangile que la cène ne prit pas fin sans que le Christ et ses apôtres aient chanté : « Ilymno dicto exierunt » (Mat. xxvi, 30). La liturgie n'a pas donné corps à ce trait. Elle fait cependant de l'oraison Post communionem un acte d'action de grâces pour la sainte communion à laquelle vous venez de prendre part, spirituellement au moins : vous associer à cette oraison sera votre manière d'imiter les apôtres et le divin Maître.

Il faut dire des oraisons Post communionem de la liturgie romaine ce que nous avons dit des autres oraisons : elles sont pour la piété une discipline sûre et forte, tempérée et pacifiante, qu'il faut apprendre à aimer \ Elles sont bien brèves, assurément, mais elles peuvent être des points de méditation. Avec elles on ne s'égare pas dans le faux lyrisme : elles conduisent à l'action sans détacher de l'union à Dieu. Elles invitent le fidèle à faire de sa vie une action de grâces : « Da, quaeswnus, ut in gratiarum semper actione maneamus ».

La bénédiction du célébrant clôt la messe. Ce trait, qui était loin d'être de premier plan dans la messe papale du viir siècle, a pris plus d'impor-

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