‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 113 sur 289 · MOLLUSQUES CÉPHALOPODES · texte numérisé non relu

MOLLUSQUES CÉPHALOPODES

pas de cils vibratiles, et voici par quel mécanisme l'eau se renouvelle. Prenons pour exemple une Seiche :

Lorsque le Céphalopode veut chasser l'eau dont sa cavité palléale est remplie, il contracte brusquement les parois musculaires de celle-ci. Pressée de toutes parts, l'eau ne trouve d'autre issue que l'orifice extérieur de l'entonnoir (d), et s'y précipite avec vitesse.

Puis, le sac musculeux cesse d'agir, l'élasticité le dilate, et l'eau extérieure tend à y pénétrer ; mais elle ne peut entrer par l'orifice de l'entonnoir, dont une membrane disposée en valvulelui interdit l'accès ; elle passe alors exclusivement de chaque côté de la tête, par deux larges ouvertures. Ces ouvertures ellesmêmes sont garnies de valvules vigoureuses (c) qui, lors de la contraction du manteau, s'opposent à la sortie de l'eau par cette voie, en telle sorte que la marche de l'eau se trouve ainsi

bien nettement déterminée. Ajoutez à cela qu'un muscle long et mince, sur le rôle duquel on ne me paraît pas avoir insisté, prend un point d'appui au fond de la cavité palléale, et va s'insérer sur la base de la branchie qu'il agite et étale au sein de l'eau dont cette cavité est remplie. Notons enfin que chez la Seiche encore, le courant d'eau qui a

Fig. 14. — La figure représente une seiche, placée sur le dos, et dont la paroi antérieure du sac est supposée transparente (*).

* 6, b. Branchies. — a. Anus. — o. Orifice du sac dn noir. — c. Valvules. — d. Enton noir; les flèches indiquent la direction suivie par le courant de l'eau.

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baigné les organes respiratoires balaie en s'échappant tous les orifices excréteurs du corps : anus {a), orifices urinaires, générateurs et du sac du noir (o).

Le mécanisme est le même, sauf quelques modifications de détail, chez les autres Céphalopodes dibranchiaux, et même chez les Nautiles.

Supprimez l'entonnoir expirateur, et supposez que la sortie comme l'entrée de l'eau se fasse par la grande fente cervicale, et vous aurez une idée du mode de respiration des Ptéropodes les plus élevés, des Hyales.

Ainsi, branchies situées dans le sillon de séparation du manteau et du corps ; cils vibratiles (Lamellibranches et Gastéropodes) ou sac musculaire (Hyales, Céphalopode?), déterminant un courant d'eau qui ne s'éloigue qu'après avoir lavé l'orifice terminal du tube digestif: tels sont les faits les plus généraux que nous a présentés le grand embranchement des Mollusques.

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