POISSONS CYCLOSTOMES
à ceux que nous allons décrire chez les Lamproies, débouchent en outre , chacun par un tube, dans l'œsophage de la Myxine. Je n'entre pas dans plus de détails, n'ayant parlé de ce Gastrobranche que pour montrer comment il nous amène, sous quelques rapports, de l'Amphioxus aux Lamproies.
Chez la Lamproie, vous voyez de chaque côté du cou sept orifices (fig. 29, et fig. 30, i); ils communiquent chacun, par un canal spécial, avec un sac branchial h, et de ce sac part un autre canal, du côté interne ; tous ces canaux internes, ceux de droite et ceux de gauche, débouchent en d dans un canal longitudinal commun, lequel longe en dessous l'œsophage, et débouche au fond de la cavité buccale. Son orifice est garni d'un appareil de papilles et de valvules dont le jeu n'a pas été expérimentalement déterminé. Les sept sacs, de
Fig. 28. — Appareil respiratoire d'une Myxine, d'après R.
Owen (1) (*).
Fig. 29. — Partie antérieure du corps du Petromyzon Planeri, d'après. E. Blanchard (2).
chaque côté, sont adossés l'un à l'autre; à l'intérieur, on y voit des « lamelles nombreuses, serrées les unes contre les
(1) LXXX, fig. 315, t. I, p. 476.
(2) GCXXV, fig. 148, p, 521.
(*) m. Sacs branchiaux. — le. Leur canal afférent commun. — h. Son orifice. — i. Orifice communiquant avec l'œsophage l. — f. Trou de communication île l'œsophage avec les acs.
216 DES MÉCANISMES BESPIRA.TOIRES.
» autres, parallèles entre elles et adhérentes, dans toute leur » étendue, aux parois du sac qui les renferme (1). » Tout ce système de sacs est soutenu par une charpente
Fig. 30. — Appareil respiratoire de la Lamproie, d'après R. Oweu (2).
cartilagineuse sous-cutanée dont la description nous entraînerait trop loin.
Examinons maintenant la Lamproie vivante, et supposons-la, d'abord, fixée par sa ventouse buccale. Alternativement, nous la voyons dilater ou contracter tout l'appareil
(1) exir, p. îâo.
(2) I.XXX, fis. 310, t. I, p. 471.