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BATKAClliMS (ilISSPIRATJON nilANCHIAI.L) .
le sang artériel soit saturé d'oxygène et débarrassé de tout son acide carbonique. Tout artériel qu'il est, il peut parfaitement s'artérialiser davantage, et l'on rentre ainsi dans les conditions ordinaires de la respiration cutanée. Nous ferons, en parlant des Batraciens, une observation du même ordre, et qui présentera plus d'intérêt.
Batraciens. — Vous avez sous les yeux un têtard de Grenouille qui vient de quitter l'œuf (voy. fig. 42, A). Sur les
côtés de la tête, vous apercevez trois petites saillies, ellesmêmes bifurquées ; en les examinant au microscope, vous verriez dans chacune d'elles une anse vasculaire, et, à leur surface, des cils vibratiles (voy. fig. A2, C). Ce sont des bi^anchies externes.
Quand l'animal grandira, elles n'acquerront par une complication plus grande ; leur importance estminime,au reste, et vous pouvez les retrancher sans péril pour le têtard ; vers le dixième ou le quinzième jour de son existence, elles auront disparu.
(1) CCXXVII.
Fig. 42. — Branchies externes de larves de Grenouilles, d'après W. Sharpey (1) (*).
(*) A. Têtard, grandeur naturelle. — B. Mémo animal, grossi. — C. Uraucbics externes, avec indication des courants déterminés par les cils vibratiles.
Une larve plus âgée, en effet, ne vous présente rien de semblable; mais, de temps à autre, si vous l'examinez vivante, vous voyez l'eau entrer par sa bouche et, si vous y regardez avec grand soin, vous la voyez sortir par un orifice très-dif-
Fig. 43. — Branchies internes et poumons d'une larve de Grenouille.
fîcile à apercevoir, situé au-dessous et en arrière de son énorme tête. Fendez largement la cavité buccale : voici sortir, flottant dans l'eau, des houppes vasculaires, doublement pennées : ce sont les branchies internes.
A la surface des branchies internes, il n'existe pas plus de cils vibratiles que sur les branchies des poissons. C'est ce que montre la figure très-grossie que je mets sous vos yeux (voy. fig. hh) :
Si l'animal sur lequel vous opérez a déjà des pattes développées, il présentera, outre ses branchies, des poumons (voy. fig. 43).
Branchies externes, branchies internes, sont, chez nos têtards, supportées par des arcs hyoïdiens qui correspondent tout à fait aux arcs branchiiëres des Poissons. Il y a quatre de ces arcs, et, en portant notre attention sur leurs
Fig. 44. — Branchies internes d'un têtard de Grenouille, d'après Th. Williams (1) (*).
relations avec les branchies internes, nous trouvons que le premier et le quatrième arcs portent sur leur bord convexe chacun une rangée de ces houppes, tandis que le deuxième et le troisième en présentent chacun deux.
Quant aux branchies externes, il y en a une sur chacun des trois premiers arcs hyoïdiens. Mais l'étude des branchies externes sera plus facile à faire, si nous prenons pour sujet non plus un microscopique têtard, mais une larve de Triton, ou surtout un Batracien pérennibranche de grande taille, un
(1) CXXVII, fig. 229, p. 280.
(*) o. Réseaux capillaires provenant du vaisseau branchial 6, c. — c. Arc cartilagineux. — d. Anse terminale des vaisseaux capillaires branchiaux.
2/|0 DliS MÉCANISMES RliSPIltA J OlHliS.
Axololl, par exemple. (Voyez, ligure /iG, l'animal représenté nageant dans l'eau.)
Fie. 45. — Larve de Triton.
Vous voyez encore ici trois houppes branchiales, mais fort longues; elles sont composées chacune d'une tige principale, conique, portant sur sa face postérieure une grande quantité de tigelles secondaires, cylindriques. De ces houppes, les deux premières sont portées par chacun des deux premiers arcs branchiaux à la partie supérieure desquels elles s'insèrent par un pédicule étroit; la troisième a deux racines, qui vont aux deux autres arcs branchiaux.
En avant de cet appareil, vous apercevez un véritable voile operculaire, mais dans lequel il ne s'est pas développé de pièces osseuses ; il détermine sur les côtés du cou de l'animal deux larges ouvertures, deux ouïes, par lesquelles passent les longues branchies. Chez le têtard de Grenouille, ce voile était tellement étendu en arrière qu'il ne laissait la cavité branchiale communiquer avec le dehors que par un petit trou ; celui-ci, fait remarquable, n'aurait pas que ce rapport avec le pore abdominal de l'Amphioxus (voy. p. 213, fig. 27, ) , s'il est vrai, comme le dit Lam botte (1), que, dans le jeune âge, il communique môme avec la cavité d u péri loine .
En examinant la surface des branchies de cet Axolotl de
(i) cxxv.