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SURVIE DE CERTAINS POISSONS DANS L'AIR

à l'entretien de la vie aérienne. Les Pharyngiens labyrinthi formes présentent au sommet de leur cavité branchiale de grosses touffes spongieuses et très-vasculaires qui doivent servir activement à la respiration, tout en maintenant sur les branchies assez réduites, du reste, une humidité favorable. Et. Geoffroy Saint-Hilaire (1) a décrit quelque chose d'analogue dans un siluroïde, le Sharmuth du Nil.

Un autre Siluroïde, le Saccobranchus singio, possède de chaque côté du corps, au-dessus des apophyses transverses, un long sac que Taylor (2) a trouvé, sur le vivant, rempli d'air ; selon Hyrtl (3), le sac de droite reçoit le sang de la quatrième, et celui de gauche le sang de la première artère branchiale, les veines efférentes se rendant à l'aorte. Les rapports vasculaires sont donc les mêmes que pour une branchie ordinaire. Chez TAmphipnoûs, on trouve deux sacs sous-cutanés qui sont dans de semblables relations avec l'arbre vasculaire.

Ces singulières dispositions anatomiques ne peuvent manquer d'avoir une véritable importance, et tous ces poissons vivent longtemps hors de l'eau. Quelques-uns même, notamment les Ophicéphales, sortent volontiers de l'eau pour ramper à d'assez grande distance, et l'Anabas, au dire des Indiens, pourrait grimper sur les arbres.

Je ne dois pas oublier dè vous dire que beaucoup de poissons ordinaires ont besoin, comme Sylvestre (h) l'a autrefois démontré, de faire passer de temps à autre de l'air gazeux sur leurs branchies. On peut ainsi conserver des poissons dans l'eau bouillie, en les laissant venir respirer à la

(1) cxxxvi.

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