‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 139 sur 289 · CXXXVII · texte numérisé non relu

CXXXVII

(à) GXXXIX.

surface, tandis qu'ils périssent assez rapidement dans de l'eau ordinaire, lorsqu'un diaphragme à claire-voie les maintient au fond du vase.

Mais si la plupart des poissons viennent avaler de l'air à la surface, on n'en connaît qu'une espèce qui fasse traverser à cet air tout son tube digestif, pour en extraire l'oxygène. Erman (1) a fait à ce sujet des observations curieuses qui montrent que cette respiration intestinale est suffisante pour entretenir la vie : il n'a pas fait la contre-épreuve. Baumert (2) qui, après Bischoff (3) , a constaté que plus de la moitié de l'oxygène a disparu de l'air que ce poisson rend incessamment par l'anus, a vu, de plus, et c'est un fait fort important pour la théorie de la respiration, que l'acide carbonique ne s'échappe guère par cette voie, la plus grande partie étant exhalée par les branchies.

Vessie natatoire. — Cette différence entre le lieu d'absorption de l'oxygène et celui de l'exhalation de l'acide carbonique se remarque aussi dans la respiration, car il faut bien lui donner ce nom, qui s'exerce aux dépens du gaz de la vessie natatoire des poissons. Armand Moreau (h) a montré, en effet, qu'un poisson qu'on soumet à l'asphyxie dans un volume d'eau limité, consomme l'oxygène que contient ce réservoir, mais ne lui restitue pas une proportion d'acide carbonique en rapport avec l'oxygène qu'il a enlevé. 11 semble que ce soit là un phénomène général. Dans l'os des Seiches (5), je n'ai trouvé, à côté de 2 à 3 pour 100 d'oxygène, que des traces d'acide carbonique. Enfin, Demarquay

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