‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 140 sur 289 · GAZ DE LA VESSIE NATATOIRE · texte numérisé non relu

GAZ DE LA VESSIE NATATOIRE

et Leconte (1), injectant de l'air ou de l'oxygène dans le péritoine ou le tissu cellulaire sous-cutané de chiens, ont vu l'oxygène disparaître sans qu'une quantité importante d'acide carbonique ait été exhalée sur place.

Mais vous ayant parlé de la vessie natatoire, je ne puis passer sous silence un fait physiologique de la plus haute importance, qui a, du reste, rapport à notre sujet, ou tout au moins à l'histoire des gaz du sang. Biot (2) a autrefois constaté que l'air renfermé dans cette vessie contenait des proportions très-variables d'oxygène ; il en a trouvé dans la même espèce, le Congre, de 0,5 à 87,4 pour 100. Ces différences, pour parler d'abord d'elles, sont restées à peu près inexpliquées. Biot et Configliachi (3) ont cru pouvoir établir une relation entre la richesse en oxygène et la grande profondeur où avait été pris l'animal. Selon Delaroche (à), les plus grands poissons contiendraient le plus d'oxygène.

Enfin A. Moreau (5) a fait voir d'abord que cette richesse est, comme nous l'avons dit, en rapport avec la richesse des milieux ambiants, en ce sens que si le poisson respire difficilement par les branchies, il puise dans son réservoir à oxygène. Mais il a constaté, en outre, que si l'on vide la vessie natatoire, soit par l'action de la machine pneumatique, soit, lorsque cette vessie est close, par une simple ponction, elle se remplit bientôt d'un gaz où la proportion d'oxygène est plus considérable ; une seconde ponction augmente encore celle-ci. A. Moreau a, par exemple, vu monter ainsi la proportion d'oxygène de 18 à 85 pour 100

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