CXLV1I
(5) GXLIII.
(Labrus variegatus, Lin.) . Plus tard, ce même physiologiste a fait voir que cette apparition de l'oxygène est sous la dépendance du nerf grand sympathique, et qu'on la détermine parla seule section de ce nerf, laquelle active la circulation.
Il se fait donc dans la vessie natatoire une véritable sécrétion d'oxygène, aux dépens du sang. Il faut donc que la combinaison de l'hémoglobine et de l'oxygène, dont nous avons parlé dans une des leçons précédentes, et qui présente cependant une assez notable stabilité, se détruise quand 1.3 sang traverse les capillaires de celte glande à gaz. J'ai pris une vessie natatoire, puis, l'ayant dépouillée de son enveloppe fibreuse, et vidée de l'air qu'elle contenait par un trou que j'ai aussitôt bouché, je l'ai immergée dans du sang défi briné de chien, à travers lequel a passé pendant vingt-quatre heures un courant d'air : au bout de ce temps, aucune trace de gaz n'avait apparu dans la vessie. Demarquay et Leconte ont autrefois injecté de l'azote dans le péritoine d'un chien; après quelques heures, une partie du gaz avait été absorbée et remplacée par de l'oxygène et de l'acide carbonique. Mais ici, l'atmosphère d'azote jouait, par rapport a l'oxy-hémoglobine,le rôledu vide, etl'oncomprendlasorliederoxygène, tandis que dans la vessie de poisson vidée par le trocart, il n'y a plus rien qui sollicite la combinaison oxygénée à se détruire, et nous nous trouvons en présence d'un fait inexplicable dans l'état actuel de nos connaissances, ou tout au moins inexpliqué.
La question de savoir quelle signification anatomique exacte il faut donner à la vessie natatoire, et si elle représente, oui ou non, les poumons des vertébrés aériens, ne doit pas ici nous occuper longtemps. Si nous nous attachons à la forme de l'organe, nous trouverons une série de transitons qui, des vessies ordinaires, nous mènerontpar la vessie