‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 144 sur 289 · POUMONS DES ARACHNIDES · texte numérisé non relu

POUMONS DES ARACHNIDES

ramifiées des Épeires, et enfin à ce qu'on appelle d'ordinaire les poumons des Scorpions.

Chacun de ces poumons est constitué chez ces derniers animaux, qui ne possèdent que ces organes, par un grand nombre de vésicules aplaties, lamelliformes d, recevant l'air par un stigmate commun a (voy. fig. 51) ; il y en a, chez ces

Fig. 51. — Poumon de Scorpion, d'après J. Mùller (*).

animaux, quatre séries placées sous les premiers anneaux de l'abdomen.

Vertébrés. Respiration pulmonaire. — Je vous ai déjà donné quelques indications générales sur la position et la structure des appareils respiratoires, désignés par le nom de poumons. Premier orifice d'entrée ou narines, situé audessus de la bouche; second orifice, situé au fond de lu ca^vité buccale, sur son plancher, au-dessous de l'œsophage ;

artérielles qui prennent l'air dans un stigmalo place à la base du corselet. — s. Tronc qui établit la communication des trachées artérielles avec les pulmonaires. — t. Disposition des trachées dans le premier anneau de l'abdomen. — u, v. Trachées qui partent des troncs pulmonaires pour se rendre dans les pattes. — vi. Anastomoses des trachées artérielles et jonctions de ces trachées avec les troncs pulmonaires. — x. Branche des trachées artérielles qui s'anastomose avec la précédente. — y. Ramifications fournies par les trachées qui se rendent dans les pattes. — %. Branche secondaire principale fournie par le tronc commum artériel, et qui va se joindre au tronc des trachées pulmonaires. — \. Trachées qui se rendent dans la troisième paire de pattes. — 2. Ramifications fournies par ces trachées. — 3. Tronc commun des trachées artérielles qui, ù l'aide des branches i, va recevoir l'impression do l'air au moyen de l'ouverture des stigmates. — 5 et G. Trachées fournies parles troncs des trachées artérielles, et qui se rendent dans les organes de la génération. — 7. Dernier stigmate de l'abdomen. — 8. Trachées qui joignent les troncs des trachées artérielles avec les troncs des trachées pulmonaires.

(*) a. Bord du stigmate. — b. Paroi do la vésicule qui liait du bord du stigmate et couvre l'ouverture. — c. Aulro paroi de la vésicule qui repose sur le squclclle. — d. Poumon et) éventail, continuation de la vésicule.

tube conducteur de l'air soutenu par des cerveaux rigides, et aboutissant, après s'être d'ordinaire plus ou moins ramifié, à des ampoules, des poches, des sacs, de structure et de dimensions variées ; enfin (hormis chez les Batraciens) cage aux parois solides et mobiles protégeant et mettant en jeu le tout : tels sont les traits principaux et constants de l'appareil respiratoire chez les animaux vertébrés.

Batraciens. — Les premiers que nous rencontrons dans notre marche ascendante sont ces êtres intermédiaires dont nous nous sommes déjà occupés en parlant de la respiration aquatique, les Batraciens. Dans ce groupe, la respiration aérienne prend une importance de plus en plus grande. Cependant elle ne peut suffire à la plupart des Pérennibranches, comme le Protée et, selon Aug. Duméril, l'Axolotl, lesquels périssent très-vite quand on les expose à l'air. Mais elle est, au moins chez ces derniers, indispensable pendant les chaleurs, car on voit les Axolotls venir fréquemment à la surface de l'eau, et Aug. Duméril (1) a montré qu'ils ne peuvent pas, en été, vivre, même dans une eau courante, hors du contact de l'air. Il en est de même, avons-nous dit, pour la plupart des Poissons.

La peau, dont nous avons déjà signalé l'importance en parlant de la respiration aquatique, ne joue pas un moindre rôle dans la respiration aérienne, et chacun sait, depuis les expériences de C. Duméril (2) sur les Tritons et de W. Edwards (3) sur les Grenouilles, que ces animaux peuvent vivre pendant longtemps, après qu'on leur a enlevé les poumons. Tout récemment, Albini (h) a vu des Grenouilles ainsi

(1) GXXVI, p. 247.

(2) CLI, t. VIII.

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