CUV
(2) GLV, p. 345.
(3) GLVI.
(4) GLI, t. VIII, p. 162.
(5) GLVII. , g
consistaient, en définitive, à ouvrir le plancher de la bouche, à l'enlever même; et cependant, dit-il, « l'air » pénètre dans les poumons, puisque l'expiration s'effectue » comme â l'ordinaire, ce que prouvent les contractions de » l'abdomen et des flancs ». Cette raison était insuffisante; aussi, Panizza (1) reprit ces expériences et obtint des résultats opposés, en examinant avec plus de soin ce qui se passe dans le poumon lui-même.
A notre tour, nous pouvons confirmer l'exactitude des conclusions de Panizza; le plancher buccal enlevé, le poumon vidé, la Grenouille ne le remplira jamais, et elle devrait le faire s'il y avait inspiration. Mais nous pouvons employer une preuve directe.
Si la Grenouille est capable d'opérer une inspiration, nous pouvons la mettre en évidence en fixant dans sa glotte un petit tube et en mettant celui-ci en rapport avec le levier de notre appareil enregistreur, sensibilisé au maximum. Il est évident qu'alors, si elle inspire, ce sera l'air contenu dans le tambour enregistreur, dont le levier indicateur entrera aussitôt en mouvement. Nous avons fait et nous répétons cette expérience devant vous ; le tube est introduit par un petit trou fait au pharynx, ou directement à travers la bouche ; ce tube est conique, et oblitère la glotte en y pénétrant. Or, dans ces conditions, l'animal étant immobile, vous voyez que, pendant de longues minutes, aucun changement n'est arrivé dans la ligne tracée par le levier, changement indiquant un appel d'air dans la cavité pulmonaire.
Mais modifions un peu notre façon de procéder; avant d'introduire notre tube, mettons la Grenouille à l'étal d'ex-