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INFLUENCE DES MOUVEMENTS DES MEMBRES

nouvelle qui, avec la muselière, nous donne,' étant libre, le tracé habituel (fig. 57, tracé n° 1) :

Fig, 57 (^). — Graphiques de la respiration d'une Tortue (*),

Nous maintenons alors tout à fait repliées et rentrées, en pressant avec les doigts autant que possible, les deux pattes postérieures. Voici notre tracé ; il ressemble assez au pré~ cèdent (tracé n° 2) :

Maintenant, laissons les pattes postérieures libres, rentrons énergiquement les antérieures et refoulons le cou à l'aide de la muselière qui enveloppe la tête. A chaque moment qui devra correspondre à une inspiration, nous sentons dans les membres maintenus une tendance au déploiement qu'ilfaut beaucoup de force pour vaincre. Nous obtenons alors un tracé qui, au début, est celui-ci (tracé n° 3) :

Mais, après quelques minutes, l'animal s'accoutume à sa nouvelle position, et faisant de plus grands efforts, nous voyons apparaître la figure que voici (tracé n° h) :

Enfin, après un repos nécessaire à l'animal et aussi à

(') 1. A.nimal intact. — 2. Les 'deux pattes postérieures rentrées sous la carapace.— 3. Les deux paltos antérieures et le cou rentrés. — 4. Id., après un certain temps, — . 5. Les quatre pattes et le cou rentrés.

l'expérimentateur, nous rentrons à la fois les quatre pattes et la tète. Le tracé que nous obtenons est identique (tracé n° 5) avec le tracé n° 3.

Or, ce dernier tracé montre que l'animal n'a pu faire que des expirations, à la suite desquelles il se laissait remplir par l'air en vertu de la simple élasticité des parties comprimées, revenant à leur situation antérieure. Mais les inspirations actives n'apparaissent qu'au tracé n° h et encore elles sont excessivement faibles.

Nous acquérons donc, par ces diverses expériences, la preuve qu'il y a indépendance entre les mouvemenls des membres et ceux de la respiration.

Les quatre pattes et le cou étant en extension complète, l'inspiration et l'expiration s'exécutent parfaitement. Il en de même quand les pattes postérieures sont rentrées sous la carapace ; l'inspiration peut encore avoir lieu quand les pattes antérieures sont ainsi rentrées, mais elle est très-faible. Pour avoir une inspiration véritablement active, c'est-à-dire dépassant notablement les limites de la réaction élastique dont nous avons parlé, il est nécessaire que l'animal puisse étendre ses pattes antérieures.

Il nous reste maintenant à chercher quels sont les muscles spéciaux qui président aux actes de l'inspiration et de l'expiration.

Voici une Tortue dont la tête a été coupée et à laquelle nous avons enlevé le plancher sternal en procédant avec beaucoup de soin, de manière à ne pas entamer la membrane sous-jacente. Celte membrane tendue est aponévrolique, et sur elle viennent sejeler des fibres musculaires rayonnantes qui s'attachent à la carapace. Il y a là une disposition qui doit faire penser que ce muscle est expirateur, et

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