‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 164 sur 289 · RÉSUMÉ SUR LES REPTILES · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ SUR LES REPTILES

Lorsqu'il veut s'arrêter à son point ordinaire, l'air s'échappe lentement par le tube de la glotte, et les poumons se vident par l'effet de leur propre élasticité et de celle des parties environnantes. Aussi voit-on l'animal s'efforcer de suppléer par le nombre des inspirations à ce gonflement pulmonaire qui lui permettait d'absorber une grande quantité d'oxygène. Je l'ai vu faire dans ces conditions nouvelles, non plus une ou deux inspirations consécutives, mais jusqu'à dix ou douze, avant de demeurer dans l'état de repos.

En résumé : long repos en inspiration, la glotte restant hermétiquement fermée ; pendant ce repos, petits mouvements de la gorge, introduisant à travers les narines, qui s'ouvrent . un peu et momentanément à cet effet, un peu d'air dans le pharynx. Puis, ouverture simultanée des narines et de la glotte, expiration suivie d'une inspiration, d'une seconde expiration et d'une seconde inspiration encore, parfois encore d'une troisième alternative, après laquelle l'animal reste gonflé pendant un temps qui peut durer plusieurs minutes; tel est le rhythme normal de la respiration chez les Grocodiliens.

Résumé sur les Reptiles. — Les actes de la respiration chez tous les Reptiles proprement dits ont donc, en résumé, beaucoup de points communs.

Chez tous, bien qu'on enseigne encore classiquement le contraire pour les Tortues, l'inspiration a lieu par une dilatation de la cage dans laquelle sont inclus les poumons. Chez tous, la glotte peut hermétiquement se fermer, et cela, fort aisément, à la volonté de l'animal ; cette occlusion est très-énergique : on s'efforcerait inutilement de la vaincre en soufflant fortement par les narines, et il faut comprimer énergiquement le Reptile pour en triompher.

Chez les Rptiles, les deux temps de la respiration ne sont pas à peu près égaux et ne se succèdent pas sans repos

marqué, comme cela arrive, ainsi que nous le verrons, chez les Mammifères et les Oiseaux. Il y a toujours un repos plus ou moins long, pendant lequel la glotte se ferme et l'animal reste ou complètement gonflé, en inspiration pleine, ou incomplètement gonflé en demi-expiration. L'arrêt en inspiration pleine s'observe notamment chez les Serpents et les Crocodiles, l'arrêt en demi-expiration chez les Lézards et les Tortues. Mais pour peu que l'animal soit fatigué ou troublé, on voit aisément le premier de ces deux rhythmes se fondre dans le second. En un mot, c'est un fait général, chez tous les Reptiles, que de voir après un temps parfois très-long de repos respiratoire, apparaître une expiration que suit immédiatement une inspiration.

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