‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 169 sur 289 · CLXXVI · texte numérisé non relu

CLXXVI

(6) ULXVII, p. 37.

OISEAUX. — D1AÎ>HRAGMeS. 3 11

cela m'est arrivé à moi-même pour le Fou de Bassan, que les assertions de ces maîtres sont tout à fait exactes.

Relativement à la structure des sacs aériens, J. Hunier avait déjà reconnu qu'ils sont très-peu vasculaires, et ne sauraient, par conséquent, être le siège d'une respiration active ; nous pouvons ajouter que leur épilhélium ne présente pas de cils vibratiles. A propos de ces questions de structure, je vous signale comme un sujet intéressant de travail l'élude microscopique du développement des canaux aériens des os. On sait bien qu'ils ne se creusent que longtemps après que l'oiseau est sorti de l'œuf; mais la manière dont disparaît la moelle, et aussi la manière dont elle se reforme après une fracture pour disparaître à nouveau n'ont pas été l'objet d'études précises.

La cage thoracique, dans laquelle se trouvent renfermés à la fois et les poumons et une partie des sacs aériens, vous est bien connue ; elle rappelle, du reste, celle des Sauriens. Entre les côles vertébrales et les côtes slernébrales existe aussi un angle à sinus antérieur, dont la contraction des muscles inspirateurs augmentera l'ouverture. Le sternum, comme vous le savez, est extrêmement développé et donne exclusivement insertion aux muscles moteurs de l'aile, dont les contractions ne peuvent avoir qu'une influence médiocre sur le jeu de la respiration.

Je ne puis vous dire que quelques mots de fibres musculaires dans lesquelles tous les anatomistes ont reconnu, depuis Harvey, l'analogue du diaphragme des mammifères. Ces fibres constituent deux portions distinctes, que Claude Perrault (1) a décrites : les unes viennent des côles et se jettent dans une aponévrose intimemenl unie aux poumons ; les autres nais-

Page 1