‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 170 sur 289 · CLXXV1I · texte numérisé non relu

CLXXV1I

sent du rachis et vont au sternum, en formant une cloison musculo-aponévrotique, qui sépare les viscères du thorax de ceux de l'abdomen. Gaspard Bartholin (1) a comparé les premières à la portion costale du diaphragme des mammifères ; et les autres à ses piliers. Ce sont là des dispositions qui paraissent peu varier dans la classe des oiseaux. Cependant R. Owen (2) a signalé, chez l'Aptéryx, un remarquable développement musculaire de ce diaphragme qui n'est point, comme chez les autres oiseaux, traversé par la prolongation des cellules abdominales.

Après ces considérations anatomiques, arrivons aux faits physiologiques, et examinons d'abord suivant quel rhylhme s'exécutent les mouvements alternatifs d'inspiration et d'expiration.

Nous prenons un Canard ; nous lui introduisons le bec jusqu'au delà des narines dans une muselière de bois et de caoutchouc analogue à celle dont nous avons fait un fréquent usage pour les Reptiles. Après quelques instants, l'animal reste parfaitement calme, et respire régulièrement. Le tube étant mis en rapport, par les moyens ordinaires, avec le tambour de l'enregistreur, nous obtenons le tracé que voici (voy. fig. 68) :

Fig. 68 (V-)- — Graphique de la respiration d'un Canard (muselière).

Les respirations se succèdent au nombre de 22 par minute ; c'est le nombre habituel chez ces oiseaux; nous sommes donc dans de bonnes conditions.

Page 1