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OiSEAUX. — SACS INTRA- liT EXTRÀ-ÏSORAC1QUES. 323
Méry (1), en 1689. Il n'y a aujourd'hui rien à changer, rien à ajouter même, à ce qu'ont dit ces hommes éminents.
L'appareil enregistreur peut nous permettre de mettre cet antagonisme en évidence. Saisissons avec un de nos compas enregistreurs un oiseau, un Canard, dans la région thoracique, suivant le diamètre transversal; plaçons un autre appareil verticalement, sa tige mobile appuyant légèrement sur l'abdomen. Vous voyez les deux leviers marcher en sens inverse et nous donner le tracé que voici (fi g. 71) :
Fig. 71 (i). — Graphiques de la respiration d'un Canard (*).
Je vous fais remarquer que les sacs abdominaux se déprimant avec une grande facilité, il est difficile d'obtenir avec eux des courbes très-accentuées. Mais, malgré son imperfection, notre double tracé est tout à fait démonstratif, e< prouve que l'abdomen se gonfle lorsque le thorax se vide, et réciproquement.
Quand J. Hunter eut découvert, de son côté, la communication des os avec l'appareil pulmonaire, il eut l'idée de voir si la vie pourrait s'entretenir chez un oiseau dont on oblitérerait la trachée, après avoir ouvert un os aérifère. « L'animal, dit-il (2), ne vécut que le temps nécessaire pour prouver évidemment qu'il respirait par le canal osseux, v
(1) GLXXX.
(2) CLXIX, t. IV, p. 256.
(*) 1. Tracé llioraciquo. — 2. Trace ab.loimnal.
32/* DES MÉCANISMES liESI'IKATOlRES.
Albers (1) fui plus heureux, et un Coq, qu'il fit ainsi respirer par l'humérus, vécut six heures. Sappey (2), s'élanl mis à l'abri de l'héraôrrhagie, conserva plein de vie, pendant quarante-huit heures, un Canard qui avait subi la même opération.
Sappey a parfaitement observé, en approchant une bougie du canal osseux béant, que l'air y pénèlre au moment de la dilatation thoracique, et en sort au moment de l'expiration. Nous répéterons celle expérience en employant l'appareil enregistreur, qui nous permettra de préciser les phases de ce phénomène.
Un tube de verre est fixé à la trachée d'un Canard; puis l'humérus est ampute, sans perle importante de sang, dénudé et coiffé d'un tube de caoutchouc; trachée et humérus sont alors, par l'intermédiaire de vases de capacité convenable, mis en rapport avec le polygraphe. Nous obtenons les tracés suivant? (voy. fig. 72) :
Fig. 72 (V-)- — Graphiques de la respiration d'un Canard (,*).
Il est facile de voir que la simultanéité des mouvements est parfaite et que l'oiseau respire, pour ainsi dire, par deux trachées. La forme particulière du tracé inférieur tient àl'étroilesse de l'ouverture huméralc.
(1) GLXXXI.
(2) CLXVII, p. A3.
(*) i. ricspiralion par la traclicc. — 3. RSfyiralion par l'iuimcnis.