OISEAUX. — USAGES DIVERS DES SACS AÉRIFÈRES
nuer la pesanteur spécifique de l'oiseau, et à faciliter son vol.
Cet effet est réel, et il faut en tenir compte. Par exemple, •un Grand-Duc, qui pesait 1600 grammes, avait pour densité environ 1, 3; son volume était donc 1230 centimètres cubes. Si nous supposons qu'il pouvait introduire dans ses poumons 200 centimètres cubes d'air (ce qui n'est peut-être pas exagéré), lesquels pesaient 0gr,22, sa densité serait devenue :
1600 + 0,22 1600,22 ^ Qg
Il y a donc une diminution de 0,25 sur la densité, et cela n'est pas tout à fait à négliger.
Jobard (de Bruxelles) (1) a émis une idée singulière sur les rapports de la locomotion avec les cavités pneumatiques. Il compare d'une manière fort obscure l'appareil respiratoire et l'oiseau à un éolipyle, et affirme qu'un oiseau dont on a perforé un os aérifère devient incapable de voler. La certitude avec laquelle il s'exprime, le nombre des faits qu'il avance, et aussi la compétence de cet auteur dans le domaine de la physique, sont cause que j'ai voulu examiner expérimentalement ce qu'il y a d'exact dans ses assertions. Or, vainement j'ai perforé, chez des Pigeons, les quatre grands os aérifères, vainement j'ai placé dans les trous ainsi pratiqués de petits tubes, pour assurer la communication de l'air des sacs avec l'air extérieur, je n'en ai pas moins vu ces oiseaux s'envoler avec la même aisance. Je ne saurais vraiment expliquer la cause des erreurs de Jobard (de Bruxelles).
Mais l'influence des sacs pulmonaires est bien plus considérable dans la locomotion supra-aquatique que dans la