‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 182 sur 289 · INNERVATION DU DIAPHRAGME · texte numérisé non relu

INNERVATION DU DIAPHRAGME

àla contraction delà moitié correspondante du diaphragme. Quant aux racines antérieure et postérieure de chaque côté, elles se distribuent, bien que d'une manière un peu inégale, chacune dans cette moitié entière. -Ainsi j'ai vu, chez des Chiens adultes, que la racine supérieure, tout en faisant contracter toute l'étendue du diaphragme, agit particulièrement sur les fibres sterno- costales ; tandis que la racine inférieure paraît avoir plus spécialement sous sa dépendance les piliers et les fibres postérieures. Il n'est pas moins vrai que l'excitation d'une seule racine entraîne la contraction d'une moitié tout entière du diaphragme; mais cette contraction est, suivant la racine excitée, plus énergique dans la région costale ou dans la région des piliers.

Vous pouvez vous reporter à tous les livres de physiologie humaine pour voir comment la contraction du diaphragme agrandit la cavité thoracique, en augmentant le diamètre anléro-postérieur (chez les quadrupèdes, vertical chez l'homme) de la poitrine. Cette action est l'une des plus énergiques parmi celles qui appellent l'air dans les poumons dilatés. Elle peut être, cependant, comme on le sait depuis Galien, supprimée sans inconvénients très-graves; il n'est pas très -difficile de sectionner sur un animal toutes les racines des deux nerfs phréniques, et de paralyser ainsi le diaphragme ; dans ces circonstances, la respiration continue d'une manière suffisante, grâce au jeu exagéré des intercostaux et des muscles auxiliaires. Chez l'homme même, on a observé des cas d'atrophie du diaphragme, dans lesquels la vie a persisté pendant un temps très-long (1).

Lorsqu'on excite à la fois d'une façon continue les deux nerfs phréniques, de manière à mettre le diaphragme en

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