‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 192 sur 289 · EXPIRATION CHEZ LES VERTÉBRÉS OVIPARES · texte numérisé non relu

EXPIRATION CHEZ LES VERTÉBRÉS OVIPARES

silence 22 ; ut bas 67 ; silence 23 ; ut-mi-sol- ut hl ; sol haut 66 ; sol-mi-ut-sol 45 ; les inspirations valent à peu près 20. Dans le second tracé : ut bas 70 ; ut-ré-mi-ré-ut 30; ut haut 75; deux couplets de chanson 25. Dans le troisième tracé, les inspirations sont instantanées ; l'intervalle des parallèles est plus grand ; la valeur des expirations est: ut bas 120; ut haut 120; ut-mi-sol-ut 90 ; ut -sol-mi-ut 90.

Expiration chez les Vertébrés ovipares aériens. — Nous venons de dire que chez les Mammifères, l'agent principal et ordinairement l'agent exclusif de l'expiration est l'élasticité : élasticité du thorax ou surtout élasticité des poumons. Chez les autres Vertébrés aériens, et surtout chez certains Reptiles, les muscles expirateurs paraissent intervenir d'une manière régulière. C'est ce qui a lieu particulièrement chez les Lézards et les Tortues, où l'expiration est scindée en deux temps : le premier semble être dû aux puissances élastiques, tandis que le second serait la conséquence de contractions musculaires ; c'est, du moins, ce que montrent assez nettement les Lézards. Chez les Crocodiliens, l'animal reste longtemps, nous l'avons vu, en inspiration, la glotte fermée ; puis celle-ci s'ouvre et l'expiration a lieu d'un coup, sans qu'il soit facile de distinguer à quelle nature de force elle est due.

Pour les Serpents, il est certain que l'expiration est due à la contraction générale des muscles du corps, car le sac membraneux qui termine le poumon ne paraît être que fort peu élastique.

Quant aux Oiseaux, il ne peut être question de l'élasticité du poumon lui-même, mais celle du thorax paraît jouer un rôle prépondérant. Nous verrons que> fréquemment, après la section des nerfs pneumogastriques, apparaîtun rhythmequi se rapproche du rhythme régulier des Tortues, et dans le-

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quel le second temps de l'expiration paraît bien être dû à l'intervention des muscles expirateurs, des muscles de l'abdomen. Mais dans l'expiration ordinaire, ceux-ci ne pourraient guère entrer en jeu, car leur action s'exercerait surtout pour empêcher le reflux de l'air dans les sacs aériens abdominaux, et ce reflux a parfaitement lieu. Ce sont là, du reste, des sujets peu explorés.

Nous arrivons maintenant à une question plus intéressante que les problèmes de détail dont nous nous sommes jusqu'ici occupés à propos des Mammifères, à une question dont la solution est encore aujourd'hui très-controversée, et qui semble même, pour la plupart des auteurs, résolue dans un sens différent de celui auquel nous a conduit l'expérimentation aidée de la méthode graphique : je veux parler de la question de savoir si le tissu pulmonaire est ou n'est pas contractile. Il faudra en outre chercher quel nerf tient sous sa dépendance cette contractilité : ces études feront le sujet de notre prochaine leçon.

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