CONTRACTILITÉ PULMONAIRE. — DE LA PRESSION INTRA -PULMONAIRE
Gnntractilité du tissu pulmonaire. — Discussion sur son existence. — Démonstration de cette existence chez les Mammifères, les Tortues, les Lézards, les Serpents. — Elle est sous la dépendance des nerfs pneumogastriques et disparaît après la section de ces nerfs. — La structure et les fonctions du poumon ne sont point altérées par sa suppression.
L'orifice glotlique ne suffit au débit de la pompe respiratoire ni pendant l'inspiration, ni pendant l'expiration : modifications qui s'ensuivent dans la pression intra-thoracique.
Messieurs,
Depuis que Reisseisen (1) a démontré qu'il existe sur les bronches des fibres musculaires disposées circulairement, les physiologistes ont cherché à mettre en évidence le rôle de ces muscles et à déterminer les nerfs sous la dépendance desquels est placée leur contraction.
On s'en est pendant quelque temps tenu à l'investigation directe. On a appliqué un excitant électrique soit sur les bronches, soit sur le tissu pulmonaire lui-même. Dans ces conditions, les uns, comme Varnier (2), Kimer (3), Wedemeyer (A), ont alors constaté un resserrement des bronches ;
(1) cxcvi.
(2) Cité par Reisseisen.
(3) CXGVII, t. IX, p. 495.
(4) Cités par Burdach.
p. mut. — iiesp. 24
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d'autres, comme Budd (1) ,Wintrich (2),n'onl pu obtenir ce résultat. Longet (3), qui se range à la première opinion, dit même avoir vu, appliquant l'excitation sur le tronc du nerf pneumogastrique, le tissu musculaire des bronches se contracter.
Ch. Williams (ZI), dans un mémoire très-remarquable apporta, à l'appui de la contractilité du poumon, un ensemble de faits qui paraissaient devoir résoudre définitivement la question. Il adaptait un manomètre à la trachée d'un animal récemment mis à mort, ouvrait la poitrine, et lorsque l'élasticité qui soulevait alors l'eau du tube manométrique était satisfaite, quand le niveau était établi, il éleclrisait le poumon avec un courant galvanique; l'eau reprend alors, dit-il, son mouvement ascensionnel.
Ces expériences, très-bien conduites, , décidèrent pour longtemps de l'opinion des physiologistes.
Vous les trouverez reproduites dans les ouvrages classiques que vous avez entre les mains ; mais la manière dont la plupart des auteurs les rapportent prouve, à elle seule, qu'ils ne les ont pas répétées. Vous envoyez, en effet, qui n'indiquent pas la naturedu liquide contenu dans le manomètre, et laissent ainsi à entendre que les mouvements du mercure même seraient aisés à constater; d'autres (5) déclarent qu'il faut, pour l'expérience, remplir d'eau le poumon lui-même (chose à peu près impossible), pour en exciter ensuite le tissu, dont la contraction prodigieusement énergique soulèverait alors cette masse de liquide, etc.
(1) GXGV1II.
(2) GXGIX.