‹ Leçons sur la physiologie comparée de la respiration [electronic resource]Chapitre 194 sur 289 · CONTRADICTIONS DES AUTEURS · texte numérisé non relu

CONTRADICTIONS DES AUTEURS

Cependant, Wintrich (1), en répétant les expériences de Williams, ne put obtenir le moindre mouvement dans la colonne manométrique. Il ne fut pas plus heureux en excitant, comme l'avait fait Longet, le nerf pneumogastrique.

Entre ces deuxsériesd'opinions contraires, les physiologistes se divisèrent. Mais d'où pouvait provenir la contradiction apparente des résultats? Selonlesuns, les expérimentateurs qui ont cru démontrer la conlractilité du poumon et ses relations avec les nerfs vagues, n'avaient pas attendu que l'élasticité pulmonaire soit tout à fait satisfaite. Pour Rugenburg (2), qui s'est récemment occupé du sujet, l'ascension du liquide du manomètre, lorsqu'on galvanise le nerf pneumogastrique, tient à ce qu'on fait ainsi contracter l'œsophage, qui, attirant à lui le diaphragme, chasse une certaine quantité d'air des poumons. La preuve en est, dit-il, qu'en coupant l'œsophage en bas, et le disséquant en haut, on n'obtient plus aucun changement de niveau dans la colonne liquide.

Les choses en sont là, et Herman (3) en a, tout récemment, très-bien résumé l'état en déclarant que si l'existence des fibres musculaires des bronches est incontestable, « il n'y a rien de fixé ni sur leur mode d'action, ni sur leur innervation ».

Je n'ai pas voulu rester ni vous laisser dans celte incertitude 5 ou du moins, j'ai résolu de faire tous mes efforts pour en sortir, et j'ai la satisfaction de vous annoncer qu'ils ont été couronnés de succès.

J'étais, je dois vous le dire, des mieux disposés à croire à l'existence de la contraclilitô pulmonaire. La lecture atten-

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