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(3) CCUI, p. 140.
872 C0NTHACT1LITÉ PULMONAIRE.
tive du mémoire de Ch. Williams, si remarquable par la précision des détails, et la certitude bien acquise que les bronches possèdent des fibres musculaires circulaires, m'avaient à peu près persuadé qu'il serait facile de mettre en évidence la propriété tant discutée du poumon. Je pensais que l'emploi des appareils enregistreurs me permettrait même aisément d'obtenir une courbe représentant la manière dont se manifeste la contractilité. D'autre part, les recherches de Rugenberg me semblaient avoir donné la preuve que cette contractilité n'est pas soumise à l'action des pneumogastriques. Pour résoudre la question, je sacrifiai un chien par la section du bulbe, je plaçai rapidement un tube dans la trachée, et le mis en rapport avec l'appareil enregistreur par l'intermédiaire d'un flacon assez grand pour que l'élasticité du poumon ne tendîtpas trop la membrane, j'ouvris la poitrine, j'enregistrai ainsi la courbe due à l'élasticité, puis je galvanisai le poumon. Grande fut ma surprise de voir que le levier restait complètement immobile. Je répétai plus de dix fois l'expérience sur des Chiens de grande taille, employant des courants électriques de forte intensité, galvaniques ou induits, variant la tension pulmonaire, agissant sur les poumons en place ou retirés de la poitrine, sensibilisant mon appareil: je n'obtins toujours rien. J'employai le manomètre : mêmes résultats négatifs.
Je fus alors tout à fait disposé à revenir sur mon opinion première, et à nier cette contractilité pulmonaire que, pas plus que Wintrich, je ne pouvais mettre en évidence.
Je portai aussi l'excitant sur le nerf pneumogastrique; l'animal venait d'être tué par section du bulbe, le corps était intact. J'obtins alors un tracé, et je vous le présente (voy. fig. 90, tracé n°l).
Vous voyez que les mouvements du levier coïncident