ELLE DÉPEND DU PNEUMOGASTRIQUE
du côté droit avait été coupé depuis deux mois. L'excitant électrique porté soit sur le pneumogastrique de gauche, soit sur le poumon gauche, me donnait les tracés ordinaires ; je n'obtins rien en excitant les mêmes parties du côté droit. Notons, et je reviendrai sur l'importance de ce dernier fait, que le poumon droit semblait parfaitement sain, que les investigations microscopiques n'y ont rien présenté de pathologique, que, notamment, les cils vibratiles des bronches présentaient leurs mouvements habituels.
J'ai employé jusqu'ici le mot pneumogastrique, mais mes expériences ayant été faites sur le Chien, où le sympathique est, à la région cervicale, uni au pneumogastrique, ces deux nerfs ont dû être à la fois excités. Auquel des deux devonsnous attribuer la contraction pulmonaire? Toutes les vraisemblances sont pour le pneumogastrique ; mais cela ne suffit pas. Nous avons trouvé dans les Reptiles la réponse à cette question, et nous allons voir, chez les Lézards, où les deux nerfs sont séparés, que la contraction pulmonaire est bien sous la dépendance du nerf pneumogastrique. Notons cependant que la contre-épreuve n'a pu être faite avec le nerf sympathique seul.
Si nous nous reportons au tracé que je vous ai montré le premier (voy. fig. 90, tracé n° 1), nous voyons aisément maintenant que ce graphique est complexe, que son ascension brusque représente la part afférente à l'œsophage dans le mouvement de l'air, tandis que son élévation progressive après la galvanisation représente l'action des fibres musculaires du poumon plutôt que celle des contractions stomacales, comme je l'avais d'abord supposé.
En résumé : les bronches présentent des fibres musculaires disposées circulairement; la contraction synergique de ces muscles a pour effet de chasser une certaine quantité de l'air