CONTRACTILITÉ PULMONAIRE
des poumons; cette contraction est sous la dépendance des nerfs pneumogastriques.
Si, au lieu de chercher avec le poumon des Mammifères les preuves delà conlractililé pulmonaire, j'eusse employé des poumons de Reptile, je n'aurais pas eu à hésiter si longtemps.
Fig. 93 ( ). — Effets de la contraction pulmonaire chez la Tortue (*).
Le poumon des Tortues, par exemple, possède cette propriété à un degré très-énergique. Les tracés que je vous présente (fig. 93) en font preuve. Ils ont été obtenus en touchant, avec les deux pôles d'un courant induit, pôles placés à i centimètre l'un de l'autre, un seul poumon, en place, d'une petite Tortue grecque. Pour le tracé n° 1, l'excitation électrique a été prolongée de — en 1 ; elle a été instantanée pour le tracé n° 2.
Il en sera de même pour le poumon des Lézards. Le phénomène est même encore plus marqué, et se constate à l'œil nu en ouvrant l'animal. Un Lézard ocellé venait d'être tué par la section du bulbe ; en portant l'excitant électrique sur un de ses poumons mis à nu, on voyait cet organe se contracter manifestement. Je vous présente (fig. 94, tracé n°l) la courbe qui exprime les résultats de cette contraction.
J'ai isolé ensuite le pneumogastrique de droite. Sa gal-
C) \ . Excitation prolongée. — 2. Excitation instantanée. — La ligne droite est une ligne de repère indiquant le repos du levier.